Lubumbashi : 7 cas de braquages en une semaine, la société civile tire la sonnette d'alarme

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Au total, 7 cas de braquages armés ont été enregistrés en une semaine dans plusieurs quartiers de la ville de Lubumbashi soit du mardi au samedi 16 mai 2026. Selon le cadre de concertation de la société civile qui alerte, ces actes criminels visent principalement les cambistes, les tenanciers de shops et les vendeurs d’unités téléphoniques.

Bertin Tshoz de la thématique Gouvernance sécuritaire et paix du cadre de concertation de la société civile a affirmé, ce dimanche à 7SUR7.CD que cette situation alimente la peur au sein de la population surtout que lors de ces opérations, de l'argent et des téléphones sont emportés par les assaillants. Il explique que les auteurs de ces braquages agissent généralement en groupes de trois ou quatre personnes circulant à moto.

« Cette situation inquiète énormément la population de Lubumbashi. Ces hommes armés, ils demandent des unités ou prétendent vouloir effectuer une opération dans un shop. Quand la victime résiste, ils braquent et tirent parfois des coups de feu pour intimider », a-t-il déclaré.

La société civile indique que les cas recensés ont été enregistrés notamment aux quartiers Double poteaux, Kabulameshi, Gécamines, au Golf ainsi que dans la commune de Katuba. D’après Bertin Tshoz, la plupart des braquages sont commis entre 19 heures et 21 heures, même si certains cas ont également été signalés aux environs de 9 heures et 13 heures.

« Nous avons enregistré 7 cas de braquages cette semaine. Ça a commencé le mardi au niveau de Double poteaux. Ça a réapparu jeudi à Kabulameshi. Il y a aussi du côté Gécamines. Le vendredi, c'est la commune de Katuba qui a subi aussi ces attaques. Le même vendredi, aussi au Golf, Golf Faustin et du côté contournement avec un cas partout. Cette action est en train de prendre de l’ampleur. La population ne peut pas faire face à des hommes armés », a-t-il détaillé.

Face à cette recrudescence de l’insécurité, la société civile appelle les autorités militaires et policières à prendre des mesures urgentes afin de protéger les habitants et restaurer la confiance entre la population et les services de sécurité.

«Cela risque de ternir l’image de l’armée et de la police. Pourtant, il y a de bons éléments. Quand des hommes armés circulent en tenue dans la ville pour commettre des braquages, cela devient extrêmement dangereux. Il faut des mesures fortes pour éradiquer ce phénomène », a-t-il regretté.

La société civile demande également au gouvernement provincial du Haut-Katanga, la tenue d’une réunion du conseil provincial de sécurité afin d’évaluer la situation et renforcer les dispositifs sécuritaires dans les zones les plus exposées et a invité les tenanciers de commerce, les cambistes et l’ensemble de la population à faire preuve de vigilance, particulièrement durant les heures de la soirée.

Patient Lukusa, à Lubumbashi