RDC : Les réunions du Conseil des ministres se tiendront désormais deux fois par mois

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Le Président de la République a décidé de réorganiser la fréquence des réunions du Conseil des ministres, qui se tiendront désormais deux fois par mois jusqu’à nouvel ordre, afin d’accélérer l’exécution des décisions gouvernementales et de renforcer l’efficacité de l’action publique au bénéfice des populations sur l’ensemble du territoire national.

Lors de la 91ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, le chef de l’État a rappelé que, depuis son accession à la magistrature suprême, les réunions du gouvernement étaient organisées chaque semaine, à l’exception des jours fériés, afin d’assurer un suivi régulier des dossiers sectoriels liés à la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement.

Selon le compte rendu de la réunion, cette nouvelle organisation permettra aux membres du gouvernement de consacrer davantage de temps à l’exécution des décisions déjà prises et d’apporter des réponses plus rapides aux préoccupations des citoyens.

Le Président de la République a également insisté sur la nécessité pour chaque membre du gouvernement de faire preuve de davantage de diligence, de responsabilité et d’efficacité dans l’accomplissement de ses missions.

Dans cette optique, il a annoncé la mise en place d’un mécanisme renforcé de suivi et d’évaluation destiné à apprécier régulièrement l’état d’avancement des actions gouvernementales ainsi que les résultats obtenus dans les différents secteurs.

Par ailleurs, intervenant à la suite de la communication présidentielle, la Première ministre est revenue sur les missions de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) ainsi que du Conseil des droits de l’homme des Nations unies en République démocratique du Congo.

Elle a salué le bon déroulement de la mission de la CADHP, présente en RDC du 25 mai au 2 juin 2026. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 643, adoptée en octobre 2025, qui condamne les violations massives des droits humains et les crimes internationaux commis en RDC.

La cheffe du gouvernement a également évoqué la résolution adoptée en février 2025 par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies concernant la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Celle-ci prévoit notamment la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante chargée d’établir les faits relatifs aux graves violations des droits humains dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

À cet effet, elle a annoncé l’arrivée à Kinshasa, le 7 juin 2026, des experts de cette commission d’enquête, avant la poursuite de leur mission à Goma après une semaine de travail dans la capitale.

Afin de garantir le bon déroulement de cette mission, la Première ministre a instruit le ministre des Droits humains et le Vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer un environnement sécurisé et faciliter les échanges entre les experts internationaux et les autorités nationales.
Elle a en outre demandé au Vice-Premier ministre, ministre du Budget, ainsi qu’au ministre des Finances, de veiller à la disponibilité des ressources opérationnelles nécessaires pour accompagner les équipes concernées tout au long de cette mission.

Grâce Kenye