Lors de la 92ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue vendredi à Kinshasa, le président de la République, Félix Tshisekedi, a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les cabinets ministériels et les administrations publiques afin d'améliorer l'efficacité de l'action gouvernementale.
Dans le compte rendu lu à la télévision nationale, le ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a rapporté que le chef de l'État accorde « une importance particulière à l'amélioration de l'efficacité de la coordination entre les cabinets ministériels et les administrations placées sous leur tutelle ».
Selon lui, le président de la République considère ce renforcement comme un levier essentiel permettant à l'administration publique d'assurer pleinement ses missions, notamment la continuité du service public, la préservation de la mémoire institutionnelle ainsi que l'exécution technique des politiques gouvernementales.
Patrick Muyaya a expliqué que les cabinets ministériels sont appelés à assurer l'orientation politique et la coordination stratégique de l'action publique, tout en traduisant la vision du gouvernement en mesures concrètes. Il a précisé qu'une collaboration « étroite, structurée et continue » avec les administrations demeure indispensable pour atteindre ces objectifs.
Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs indiqué que le chef de l'État a relevé plusieurs insuffisances, notamment une faible articulation entre les orientations politiques des cabinets et les capacités techniques des administrations publiques.
Selon lui, cette situation entraîne des retards dans l'exécution des projets, limite la circulation de l'information et favorise parfois des chevauchements de compétences susceptibles d'affecter l'efficacité de l'action publique.
Face à ces défis, Félix Tshisekedi a chargé la Première ministre et l'ensemble des membres du gouvernement de mettre en place, dans chaque secteur, un mécanisme permanent destiné à renforcer la collaboration entre les cabinets ministériels et les administrations publiques.
Le ministre de la Communication et Médias a également annoncé que le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique a reçu instruction d'accélérer le processus de modernisation et de rajeunissement de l'administration publique.
Cette réforme devra notamment favoriser une meilleure intégration des diplômés de l'École nationale d'administration au sein de l'administration centrale et des services publics, dans le but de promouvoir une nouvelle dynamique fondée sur la compétence, l'innovation, la performance et l'éthique du service public.
Patrick Muyaya a enfin souligné l'importance d'un meilleur encadrement des jeunes administrateurs publics afin d'assurer le transfert intergénérationnel des compétences et de consolider une administration « moderne, professionnelle et efficace ».
Raphaël Kwazi