Sit-in de l’opposition : la CNDH crée une commission spéciale pour faire la lumière sur les incidents

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La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a mis en place une commission spéciale d’établissement des faits à la suite des échauffourées survenues lors du sit-in organisé par la coalition C64, le vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa.

Selon le président de la CNDH, Paul Nsapu, dans un communiqué signé ce mardi 16 juin, cette commission a pour mission de recueillir les témoignages des victimes, des témoins et de toute autre personne concernée.

Elle devra également rencontrer les autorités publiques, les responsables des partis politiques impliqués ainsi que les services de sécurité.

Composée de membres de la CNDH et d’experts indépendants, la commission analysera toutes les preuves disponibles, notamment les images, les vidéos, les rapports médicaux et tout autre élément pertinent.

Elle sera chargée d’établir les circonstances exactes des événements et de formuler des recommandations visant à prévenir la répétition de tels incidents.

À cet effet, la CNDH appelle toutes les parties prenantes à coopérer pleinement avec cette commission afin de favoriser l’établissement de la vérité dans un climat de sérénité, de transparence et de confiance.

L’institution a également exprimé sa compassion aux victimes de la manifestation du 12 juin. Elle invite par ailleurs les acteurs politiques à s’abstenir de toute incitation à la violence et exhorte les autorités à veiller à ce que les auteurs de violations des droits de l’homme répondent de leurs actes conformément à la loi.

Le 12 juin dernier, les acteurs politiques de l’opposition réunis au sein de la coalition C64 avaient organisé un sit-in à Kinshasa, lequel s’est soldé par des affrontements.

Le gouvernement provincial fait état de 20 blessés, dont 15 agents de l’ordre, tandis que l’opposition évoque au moins deux morts.

Christel Insiwe