La cartographie de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo connaît une nouvelle évolution. Les provinces de la Tshopo et du Haut-Uele sont désormais considérées comme des entités touchées par la maladie à virus Ebola, tandis que le Sud-Kivu s’apprête à sortir de cette liste après une période prolongée sans nouveau cas confirmé.
L’annonce a été faite jeudi 9 juillet 2026 par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Roger Kamba, à Bunia, chef-lieu de l’Ituri.
C’était à l’issue d’une réunion d’évaluation avec les différents acteurs impliqués dans la riposte, tenue au gouvernorat de province.
D’après le ministre, cette nouvelle situation impose un ajustement permanent des stratégies de réponse afin de mieux maîtriser la circulation du virus. L’épidémie demeure active 54 jours après sa déclaration officielle, nécessitant ainsi un renforcement de la surveillance dans les zones concernées, fait-il remarquer.
Par ailleurs, les autorités sanitaires annoncent des mesures pour améliorer la gestion des ressources humaines engagées dans la riposte. Une carte numérique sera attribuée à chaque prestataire de santé afin de faciliter un paiement direct des primes et éviter les intermédiaires souvent à l’origine des frustrations sur le terrain.
Sur le plan scientifique, les recherches se poursuivent pour développer un vaccin adapté à la souche Bundibugyo, responsable de cette flambée épidémique. Le professeur Dr Ahuka, de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), a indiqué que les travaux avancent dans l’objectif de disposer prochainement d’une réponse vaccinale appropriée.
Notons que les provinces de la Tshopo et le Haut-Uélé partagent les limites avec la province de l'Ituri considérée comme épicentre de cette maladie.
Reagan Bin Kakani, à Nyankunde