Dans un communiqué officiel du secteur opérationnel rendu public ce jeudi 16 juillet 2026, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont réfuté les allégations visant leurs éléments lors de l'incident survenu à Nyankunde la nuit du mercredi 15 juillet en cours ayant coûté la vie au Général autoproclamé Herabho Tondabho Alias «Herode» responsable de la milice du Front patriotique et integrationniste du Congo (FPIC).
L'armée a souligné qu'elle n'a reçu à ce jour aucun ordre émanant du commandement des opérations et du gouverneur militaire de la province de l'Ituri, l'autorisant à mener des opérations contre les groupes armés locaux. Elle mentionne que la priorité demeure la pacification durable et la consolidation de l'unité entre fils et filles de la province de l'Ituri.
Elle affirme qu'aucune opération n'a été menée jusqu'à ce jour contre les groupes armés locaux tout en affirmant que la neutralisation des rebelles d'Allied democratic forces (ADF) reste une priorité pour restaurer la paix dans des agglomérations en proie à l'insécurité.
« Les services compétents sont pleinement mobilisés sur le terrain afin d'établir avec exactitude les circonstances et les causes réelles de l'incident survenu à Nyankunde. Les conclusions de ces investigations seront communiquées à la population en temps opportun dans un souci de transparence et de vérité », peut-on lire dans ce communiqué signé par Mave Mutwale Gorethi, porte-parole a.i du secteur opérationnel.
Face à cette situation, le gouverneur militaire de la province de l'Ituri invite l'ensemble de la population au calme, à la sérénité et à la retenue. L'exécutif provincial rassure que la situation est entièrement sous contrôle des Forces armées de la République démocratique du congo (FARDC) dont la mission constitutionnelle demeure la protection des personnes et de leurs biens.
Il convient de rappeler que, le responsable de la milice FPIC à été tué mercredi 15 juillet 2026 à Nyankunde dans la chefferie des Andisoma au sud du territoire d'Irumu en Ituri. Certaines sources mentionnent qu'il serait criblé des balles par des hommes inconnus en pleine supervision de son chantier à l'entrée de Nyankunde, d'autres sources par contre évoquent par ailleurs que ce responsable serait tué lors d'une échauffourée des jeunes qui se sont attaqués au centre de traitement d'Ebola après la mort d'une femme d'un élément appartenant à cette milice.
Alphonse Muderwa