Dans un communiqué ce vendredi 06 août, le gouvernement de la RDC confirme la libération de 15 personnes. Il précise que cette opération s’inscrit dans le cadre du Mécanisme de libération des prisonniers, convenu dans le processus de paix de Doha.
Selon l’exécutif national, l’opération s’est déroulée entre le 06 et le 07 août, avec la facilitation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Les personnes concernées, indique-t-il, ont été transportées depuis Beni, au Nord-Kivu, avant leur remise à l’AFC/M23. Leur transfert a été effectué avec un transit par l’Ouganda, grâce au concours des autorités de ce pays voisin.
Kinshasa ajoute que l’opération s’est déroulée avec le consentement des personnes concernées et dans le respect des impératifs de sécurité, de dignité humaine ainsi que des mesures sanitaires requises.
Le gouvernement considère cette libération comme une étape dans la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du processus de Doha.
« Par cet acte, le gouvernement donne une traduction concrète de sa bonne foi et de sa détermination à honorer les engagements librement souscrits », souligne le communiqué.
Dans le même temps, Kinshasa dénonce également les violations répétées du cessez-le-feu et les engagements non respectés, qu’il attribue au Rwanda et à l’AFC/M23.
Le gouvernement congolais appelle notamment à l’opérationnalisation effective du MCVE+, afin que les incidents et violations allégués puissent faire l’objet de vérifications sur le terrain.
« Le gouvernement appelle toutes les parties à traduire, avec la même détermination, leurs engagements en actes concrets sur le terrain, dans le strict respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des intérêts fondamentaux de la République démocratique du Congo », peut-on lire dans le communiqué.
Kinshasa réaffirme ainsi son attachement au processus de paix et sa détermination à poursuivre la mise en œuvre de ses engagements dans le cadre du processus de paix de Doha.
Sandrine Fundi