La République démocratique du Congo et la République centrafricaine ont signé, ce vendredi 21 août à Kinshasa, deux mémorandums d’entente portant sur la formation et le renseignement militaires.
Au cours de la cérémonie, le ministre centrafricain de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’armée, Rameaux Claude Bireau, a tenu à rassurer son homologue congolais que son pays ne servira « jamais » de base arrière à une quelconque attaque contre la RDC.
« La République centrafricaine ne servira jamais de base arrière pour une quelconque attaque contre la République démocratique du Congo. Nous voulons bâtir une coopération sincère et durable, fondée sur la confiance et la responsabilité partagée », a-t-il déclaré.
Pour le vice-Premier ministre de la Défense nationale et anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, cette signature traduit la volonté des deux États de consolider leurs efforts communs.
« Ces deux mémorandums ne doivent pas rester de simples textes, mais devenir des outils de travail, de suivi et de résultats. J’invite mon homologue à une coopération sincère, structurée, régulière et orientée vers des résultats utiles pour nos deux pays. La formation et le renseignement sont au cœur de la professionnalisation de nos armées et de la sécurisation de nos frontières », a-t-il affirmé.
Selon lui, la signature de ces mémorandums constitue une avancée concrète dans la mise en œuvre de l’Accord de coopération militaire et traduit dans les faits les recommandations arrêtées à Bangui.
« La signature de ces mémorandums constitue une avancée concrète dans la mise en œuvre de l’Accord de coopération militaire et traduit dans les faits les recommandations arrêtées à Bangui. Il appartient désormais à nos services compétents de leur donner rapidement un contenu opérationnel, en désignant les points focaux, en arrêtant un calendrier réaliste et en préparant les premières activités de mise en œuvre. C’est à ce prix que nous pourrons anticiper les menaces, prévenir les incidents et consolider la coordination sur les questions d’intérêt commun », a-t-il conclu.
Ces deux mémorandums s’inscrivent dans la continuité de l’Accord de coopération militaire signé à Kinshasa le 18 octobre 2024 et des recommandations issues de la rencontre bilatérale tenue à Bangui le 11 mai 2026.
Ils prévoient le renforcement des capacités, des formations spécialisées, des échanges d’expertise, ainsi qu’une coopération accrue entre les écoles et académies militaires. Ils renforcent également la collaboration en matière de renseignement, notamment à travers l’échange d’informations, des consultations régulières et une meilleure coordination face aux menaces transfrontalières.
Pour les deux parties, la mise en œuvre de ces engagements passera par la désignation de points focaux, l’élaboration d’un calendrier opérationnel et un suivi régulier.
Raphaël Kwazi