Dialogue inclusif : pour la DYNAFEC, « c’est l’une des voies vers la paix durable »

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La coordonnatrice de la Dynamique nationale des femmes candidates (DYNAFEC), Carine Kanku Tshikala, a encouragé la tenue du dialogue national inclusif annoncé par le chef de l’État Félix Tshisekedi, estimant qu’il constitue une voie vers une paix durable en République démocratique du Congo (RDC).

Elle l’a affirmé lors d’une interview accordée à 7SUR7.CD, lundi 24 août 2026.

« Ce dialogue national inclusif est l’une des voies qui peuvent contribuer à amener notre pays vers une paix durable. Je crois que plusieurs autres voies peuvent aussi être entretenues pour parvenir à cette paix durable. La paix durable est interne, elle est face à l’extérieur, elle est dans la région, dans la sous-région, elle est au niveau international. Même dans notre vécu quotidien, en encourageant la cohésion nationale, chacun doit y veiller pour que nous puissions vivre dans cette paix », a-t-elle déclaré.

Pour Carine Kanku, ce dialogue sera également une occasion pour la femme congolaise de poser les vraies questions relatives à son combat pour le respect de ses droits, même si, dans la globalité, les échanges tourneront autour des défis sociopolitiques du pays.

« Ce dialogue constitue une opportunité. Comme vous le savez, la République démocratique du Congo dispose d’un cadre légal propice et favorable à la participation politique de la femme et de la jeune fille. Mais le défi reste toujours dans l’application de ces textes. C’est le moment ou jamais pour que la femme pose la question de savoir pourquoi, lorsqu’il s’agit de ses droits politiques, on doit toujours parler d’un contexte qui n’est pas prêt, d’une culture qui n’est pas prête, de valeurs traditionnelles rétrogrades ou encore de normes sociales. C’est une opportunité d’élaguer ces frustrations », a-t-elle fait savoir.

Et d’ajouter : « La participation des femmes à ce dialogue ne viendra pas uniquement pour une contribution spécifique liée aux femmes. La présence des femmes à ce dialogue sera, en grande partie, l’occasion d’échanger avec leurs frères et sœurs autour des problèmes cruciaux, des problèmes majeurs qui étouffent l’épanouissement de notre nation. Tous ces maux qui gangrènent notre nation et qui sont érigés comme des cancers : la corruption, le manque d’emplois, le tribalisme et tout ce qui trouble le plein développement de la RDC ».

Il faut dire qu’à l’issue des échanges avec les confessions religieuses, en juillet dernier, le chef de l’État Félix Tshisekedi avait levé l’option d’un dialogue national inclusif en vue de renforcer la cohésion nationale face à l’agression rwandaise. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, avait souligné par la suite que cette inclusivité devait reposer sur le patriotisme et l’engagement en faveur de l’intégrité du territoire congolais.

Christel Insiwe