À travers une dépêche parvenue à 7SUR7.CD ce jeudi 27 août 2026, l’Office Congolais de Contrôle (OCC) annonce la signature d’un protocole de collaboration avec le Gouvernement provincial du Kongo-Central. Cet accord consacre la volonté commune des deux parties de renforcer le contrôle, la certification et la conformité des produits issus de la production industrielle locale, ainsi que des produits importés et commercialisés dans la province.
Après l’étape de Muanda, le directeur général de l’OCC, Pierre Loholola Osomba, accompagné de sa délégation, a regagné Matadi, chef-lieu du Kongo-Central, pour une séquence "majeure" de sa mission de travail. En présence du gouverneur de province, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, les deux parties ont procédé à la signature de ce protocole de collaboration.
À travers ce partenariat institutionnel, l’OCC et le Gouvernement provincial entendent mutualiser leurs efforts et leurs compétences afin de promouvoir davantage la culture de la qualité, d’assurer une meilleure traçabilité des produits mis sur le marché et de renforcer la protection des consommateurs.
Cette collaboration devrait également contribuer à l’assainissement de l’environnement économique provincial, notamment grâce à une meilleure prise en compte des exigences relatives au contrôle, à la certification et à la conformité des produits.
Dans son intervention, le ministre provincial des Finances du Kongo-Central, Djos Luyeye Ndokolo, s’est félicité de l’aboutissement de ce partenariat, qu’il considère comme un atout supplémentaire pour la province.
Il a souligné que l’expertise technique de l’OCC permettra notamment de mieux identifier et encadrer les entreprises exerçant dans la province et, par conséquent, d’accompagner les efforts du Gouvernement provincial en matière de mobilisation et de maximisation des recettes.
Prenant la parole à son tour, le directeur général de l’OCC, Pierre Loholola Osomba, a replacé la portée de cet accord dans son cadre légal et réglementaire. Il a rappelé que le contrôle, la certification et l’estampillage des produits constituent des exigences découlant des lois et textes réglementaires en vigueur en République démocratique du Congo.
Le directeur général de l’OCC a également rappelé que la certification est une obligation et non une démarche facultative. En sa qualité d’organisme compétent de l’État en matière d’évaluation de la conformité, l’OCC est ainsi chargé de s’assurer de la qualité et de la conformité des produits, qu’ils soient fabriqués localement ou importés.
Le protocole conclu avec le Gouvernement provincial permettra par ailleurs d’harmoniser les mécanismes de certification et d’estampillage, dans le respect des prérogatives de chacune des parties. Cette démarche vise à mettre en place un dispositif cohérent et efficace permettant au consommateur d’identifier clairement les produits ayant satisfait aux exigences de contrôle et de conformité avant leur mise sur le marché.
Au-delà de sa portée institutionnelle, ce partenariat place la protection du consommateur au centre de l’action conjointe de l’OCC et du Gouvernement provincial. Il devrait également contribuer à renforcer la traçabilité des produits, à promouvoir le respect des normes et à responsabiliser davantage les opérateurs économiques.
Les entreprises productrices, fabricantes et importatrices sont, à cet effet, appelées à se conformer pleinement aux exigences légales et réglementaires relatives au contrôle, à la certification et à l’estampillage.
Roberto Tshahe Da Cruz