Dialogue : « On ne peut pas demander à ceux qui ont choisi la paix de s’asseoir à la même table avec ceux qui continuent de brandir la menace comme argument » (Aimé Boji)

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À l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire de septembre, ce mardi 15 septembre, à l’Assemblée nationale, son président, Aimé Boji Sangara, s’est prononcé sur le dialogue national annoncé en République démocratique du Congo.

Dans son discours, le président de la chambre basse du Parlement s’est opposé à la participation des groupes rebelles à ce processus, estimant qu’il n’était pas question de mettre autour d’une même table ceux qui ont choisi la paix et ceux qui continuent, selon lui, à brandir la menace.

« On ne peut pas demander à ceux qui ont choisi la paix de s’asseoir à la même table avec ceux qui continuent de brandir la menace comme argument », a déclaré Aimé Boji.

Le président de l’Assemblée nationale a toutefois insisté sur la nécessité de privilégier la recherche de la paix, tout en rejetant l’idée que le dialogue puisse être assimilé à une capitulation.

« Le dialogue n’est pas une reddition », a-t-il souligné, avant d’ajouter : « La recherche de la paix n’est pas une capitulation. »

Aimé Boji a également prévenu que la main tendue par la République ne devait pas être considérée comme une faiblesse face à ceux qui la menacent.

« La main tendue de la République ne saurait être interprétée comme une main désarmée face à ceux qui la menacent », a-t-il averti.

La RDC se dirige vers un dialogue national. Le président Tshisekedi a signé dimanche l’ordonnance portant organisation et fonctionnement du comité d’organisation du dialogue national pour la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État. Les membres de ce comité seront désignés par le chef de l’État dans les prochains jours. Entre-temps, l’opposition dénonce la main mise du régime sur ce dialogue.

Roberto Tshahe Da Cruz