Ituri : des découvertes d'engins explosifs freinent le retour de déplacés à Djugu (OCHA)

Image
Image

Le calme relatif observé ces dernières semaines dans le territoire de Djugu, notamment à Bule dans la zone de santé de Fataki, avait suscité un espoir de retour pour de nombreuses familles déplacées.

Selon le dernier rapport du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) rendu public mardi 15 septembre et exploité par 7SUR7.CD, quelques retours timides ont été enregistrés, en particulier parmi les personnes qui étaient installées sur le site de Plaine Savo.

Toutefois cette dynamique demeure très limitée en raison de la découverte récurrente de restes explosifs de guerre dans plusieurs villages, couplée à un environnement de protection encore fragile. En l'absence de garanties suffisantes de sécurité, de nombreuses familles déplacées continuent de privilégier des mouvements pendulaires entre leurs zones d'origine et les sites de déplacés.

Les acteurs de protection, indique OCHA, poursuivent leur plaidoyer en faveur d'opérations de déminage et de sensibilisation aux risques liés aux engins explosifs, condition essentielle pour un retour durable et sécurisé des populations.

Selon une dépêche de l'organisation médicale Médecins sans frontières (MSF) datée du 10 septembre dernier, 76 000 personnes déplacées vivent dans des conditions humanitaires alarmantes et insalubres au site de Plaine Savo dans le territoire de Djugu.

La plupart de ces personnes, à en croire la même dépêche, ont fui les violents affrontements de décembre 2025 entre le groupe armé Convention pour la révolution populaire (CRP) du chef rebelle Thomas Lubanga et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à Bule et sont confrontées à plusieurs défis humanitaires.

Joël Losinu, à Komanda