RDC : Guylain Nyembo sensibilise des cadres de l’Union sacrée au 2e recensement général

Image
Image

Le ministre d’État du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, a sensibilisé, jeudi 17 septembre 2026 à Kinshasa, les acteurs politiques de l’Union sacrée de la Nation sur le deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2).

Cette séance de travail visait notamment à favoriser l’appropriation politique du processus et à sensibiliser les responsables de l’Union sacrée sur leur rôle dans la mobilisation de la population autour de cette opération statistique nationale.

Prenant la parole devant les cadres de l’Union sacrée de la Nation, Guylain Nyembo a expliqué que le RGPH-2 constitue un outil destiné à disposer de données actualisées pour la planification et la gouvernance du pays.

« Nous partageons ce moment important pour notre pays, un processus important pour la valorisation des données en vue d’une meilleure gouvernance de notre pays. L’objectif de cette rencontre est, bien évidemment, l’appropriation politique, la sécurisation du processus et le fait de faire de chaque cadre de la majorité un ambassadeur du recensement », a-t-il déclaré.

Le ministre du Plan a également insisté sur la nécessité de distinguer cette opération statistique des enjeux électoraux.

Selon lui, les données issues du recensement doivent servir à orienter les politiques publiques et les investissements en fonction des besoins réels de la population.

« Le RGPH-2 n’est pas simplement un projet technique, mais le socle de notre gouvernance pour les années à venir. Soutenir le recensement, c’est donner au chef de l’État les moyens scientifiques de matérialiser la vision du développement de tous les Congolais et de toutes les personnes vivant sur le territoire congolais. Gouverner, c’est prévoir. Aujourd’hui, nous planifions nos infrastructures, nos écoles et nos hôpitaux sur la base d’estimations datant de 1984. Le RGPH-2 est donc l’instrument qui nous permettra d’orienter nos investissements là où les besoins sont réels », a poursuivi Guylain Nyembo.

Il a par ailleurs évoqué la question de la souveraineté des données démographiques, estimant que l’actualisation des statistiques permettra au pays de disposer de données nationales pour ses politiques de développement.

« C’est une question de souveraineté et de dignité pour notre pays. Un pays qui ignore le nombre et les besoins de sa population est un pays vulnérable. En maîtrisant nos données démographiques, nous affirmons notre souveraineté. Nous ne serons plus dépendants des données extérieures et obsolètes. Nous déciderons de notre avenir sur la base de nos propres données », a-t-il indiqué.

Le ministre du Plan a également appelé les acteurs politiques présents à contribuer à la protection et à la crédibilité du processus, notamment en facilitant l’information de la population.

Pour sa part, le coordonnateur national du Bureau central du recensement (BCR), Henri Marie Kazadi Mutombo, a présenté l’état d’avancement des préparatifs du RGPH-2, les étapes déjà franchies ainsi que les prochaines échéances. Il a rappelé que plus de quatre décennies se sont écoulées depuis le premier recensement général de la population et de l’habitat réalisé en RDC.

« Cela fait plus de 42 ans que notre pays a réalisé son premier recensement général de la population et de l’habitat, ce qui fait que la photographie de la population date déjà de plus de 42 ans. En ce qui concerne le pilotage, il a été mis en place un décret créant un certain nombre d’organes et de structures de pilotage. La partie politique est assurée par le ministère du Plan, la partie institutionnelle par l’Institut national de la statistique et la partie technique par le Bureau central du recensement », a expliqué Henri Marie Kazadi Mutombo.

Il a précisé que le processus comprend quatre grandes phases : la phase préliminaire, la phase préparatoire, le dénombrement général et la phase post-dénombrement. À ce stade, le projet se trouve dans la phase préparatoire, après la réalisation des activités liées à la mise en place des structures de pilotage.

Le coordonnateur du BCR a notamment cité la Commission nationale du recensement, la Commission technique du recensement, le Bureau central du recensement ainsi que les structures provinciales et celles des entités décentralisées. Une Commission internationale de suivi des opérations regroupe également les partenaires techniques et financiers associés au processus.

Le secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, André Mbata, a, de son côté, salué la tenue de cette opération de recensement, tout en soulignant son caractère important au regard du temps écoulé depuis le premier recensement.

« C’est une opération gigantesque. Et nous, au niveau de l’Union sacrée de la Nation, nous sommes heureux que cette opération se déroule quarante-deux ans après, sous le leadership de Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République, chef de l’État et haute autorité politique de l’Union sacrée de la Nation », a déclaré André Mbata.

La rencontre intervient après celle tenue le matin du même jour avec les principaux opérateurs de télécommunications opérant en RDC.

Africell, Airtel, Orange, Vodacom et Global Broadband Solutions ont exprimé leur disponibilité à accompagner la campagne de sensibilisation au RGPH-2.

Cet accompagnement passera notamment par la diffusion de messages SMS auprès des abonnés et par la mobilisation d’autres canaux de communication pour informer la population sur les différentes étapes de l’opération, l’identification des agents déployés sur le terrain et la collaboration avec les équipes de recensement.

Parmi les prochaines étapes de ce recensement figure la cartographie censitaire. À partir du 21 septembre 2026, Kinshasa entrera dans cette phase opérationnelle. Les équipes seront notamment appelées à parcourir les quartiers et les avenues afin d’identifier et de localiser les ménages, les habitations et les infrastructures, et de distinguer les maisons habitées de celles qui ne le sont pas. Cette opération permettra de préparer le dénombrement général de la population, qui interviendra ultérieurement.

Raphaë Kwazi