Corridor de Lobito : plus de 1 600 emplois annoncés, 97 % devraient profiter aux angolais (Banque mondiale)

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Plus de 1 600 emplois directs devraient être créés au pic des opérations du corridor ferroviaire de Lobito, en Angola, dont 97 % devraient être occupés par des ressortissants angolais, selon un communiqué publié le 10 septembre par l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), une institution du Groupe de la Banque mondiale.

Cette annonce intervient dans le cadre du soutien de la MIGA à la modernisation du corridor de Lobito. L’agence a accordé des garanties d’un montant de 62,6 millions USD à l’entreprise portugaise Mota-Engil pour couvrir ses investissements en fonds propres dans Lobito Atlantic Railway, concessionnaire du corridor pour une durée de 30 ans.

Actuellement, environ 945 travailleurs sont employés dans le cadre du projet, dont 529 transférés depuis des entreprises publiques opérant dans les secteurs ferroviaire et portuaire. Le projet devrait ainsi contribuer au développement des compétences locales le long du corridor.

« Le corridor de Lobito jouera un rôle essentiel dans la création d’emplois, le renforcement des échanges commerciaux et le soutien à la transition énergétique mondiale », a déclaré Tsutomu Yamamoto, directeur général de la MIGA.

Le responsable de la MIGA a également souligné que le projet devrait renforcer les infrastructures commerciales et logistiques de l’Angola, et aussi de la RDC, tout en améliorant la compétitivité économique des pays et en créant des opportunités d’emploi.

Lobito Atlantic Railway assure l’exploitation, la gestion, la maintenance et la modernisation à long terme d’environ 1 300 kilomètres de voies ferrées, reliant le port de Lobito, sur la côte atlantique, à Luau, à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC). L’entreprise exploite également un terminal destiné aux minerais au niveau du port.

Le corridor de Lobito constitue par ailleurs une voie stratégique pour l’acheminement du cuivre et du cobalt provenant de la région cuprifère de la RDC vers les marchés internationaux. Ces deux minerais sont notamment utilisés dans les technologies liées à la transition énergétique, notamment les batteries des véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie.

Pour Mota-Engil, sa participation au projet s’inscrit dans le prolongement de son engagement dans le région.

 « Les projets stratégiques doivent être construits sur des partenariats solides, une vision à long terme et la création de valeur durable pour le pays et la région », a déclaré Manuel Mota, vice-président-directeur général du groupe.

La MIGA indique que ses garanties couvrent les investissements en fonds propres de Mota-Engil contre plusieurs risques politiques, notamment l’expropriation, la guerre et les troubles civils, ainsi que la rupture de contrat.

Alphonse Muderwa