Trois cas de poliomyélite ont été notifiés dans les zones de santé de Mufunga Sampwe et de Kambove, dans la province du Haut-Katanga. Face à cette situation, le ministre provincial de la Santé, Dr Jean-Claude Kisenga Mwana Umbi, a lancé une campagne de riposte vaccinale rapide dans ces deux zones de santé, ce jeudi 8 octobre 2026.
Le lancement officiel est intervenu à Lwambo, dans le territoire de Kambove, situé à environ 30 kilomètres de la ville de Likasi. Cette campagne de vaccination de masse vise à renforcer la protection des enfants contre le poliovirus et à contribuer à l’éradication de la maladie dans les zones concernées.
D’après le service de communication du ministère provincial de la Santé, l’opération se déroule du 8 au 12 octobre 2026. Elle cible les enfants âgés de 0 à 5 ans et repose sur une stratégie porte-à-porte, avec l’administration du vaccin antipoliomyélitique oral. La campagne bénéficie du financement des partenaires techniques et financiers, notamment l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Lors de cette cérémonie, le ministre provincial de la Santé a appelé les parents et l’ensemble de la population à se mobiliser afin de faciliter le travail des équipes de vaccination. Dr Jean-Claude Kisenga a notamment insisté sur l’importance de protéger les enfants contre les conséquences de la poliomyélite.
« Je voulais remercier particulièrement le président Félix Tshisekedi Tshilombo pour son implication personnelle et déterminante dans ce processus d’élimination de la poliomyélite dans notre pays. Nos remerciements aussi au gouverneur Martin Kazembe. J’invite donc tous les parents à réserver un accueil chaleureux aux équipes de vaccination », a déclaré le ministre provincial de la Santé.
Après le lancement de la campagne, Dr Jean-Claude Kisenga a lui-même procédé symboliquement à la vaccination de quelques enfants dans différents ménages de Lwambo, donnant ainsi le coup d’envoi à cette opération de riposte.
La poliomyélite est une maladie infectieuse très contagieuse causée par le poliovirus. Elle touche principalement les enfants de moins de cinq ans et se transmet notamment par voie féco-orale, à travers l’eau ou les aliments contaminés. Dans certains cas, l’infection peut entraîner une paralysie irréversible, voire le décès. La vaccination constitue le principal moyen de prévention contre cette maladie.
Patient Lukusa, à Lubumbashi