L’archevêque métropolitain de Lubumbashi, Mgr Fulgence Muteba Mugalu, condamne les agressions perpétrées contre des membres du clergé catholique dans la ville de Lubumbashi et l'insécurité grandissante enregistrée depuis quelques semaines dans la province du Haut-Katanga.
S’exprimant devant la presse le mercredi 28 octobre 2026, lors d’une visite à la paroisse Notre-Dame de la Paix, attaquée dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 octobre par des bandits armés, le prélat catholique a exprimé son indignation face aux violences visant les prêtres et les biens de l’Église.
« Je condamne avec la dernière énergie cette agression des ministres de l’Église. Et en même temps, je condamne toute l’insécurité qui sévit en province. Il y a un État qui doit s’occuper de la population, et il n’est plus possible de vivre tranquillement ici. On nous agresse, on nous vandalise, on tire sur nous », a-t-il déclaré au micro tendu par 7SUR7.CD.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la multiplication des attaques contre les paroisses catholiques de Lubumbashi. A la paroisse Notre-Dame de la Paix, située au quartier Gécamines, des hommes armés avaient fait irruption dans la cure paroissiale, agressant les prêtres et le gardien avant d'emporter de l'argent.
Face à la répétition de ces actes criminels, le président de la CENCO a interpellé les autorités provinciales et leur a demandé d’assumer leurs responsabilités en matière de sécurité. Il prévient également que l’Église pourrait envisager des mesures pour assurer sa propre protection si la situation persistait.
« Je pense que les responsables politiques doivent prendre leurs responsabilités et nous éviter de tels désagréments. Nous allons prendre toutes les dispositions pour commencer à nous défendre nous-mêmes. Mais c'est aux responsables de la sécurité de prendre leurs responsabilités », a affirmé Mgr Fulgence Muteba.
L’attaque contre la paroisse Notre-Dame de la Paix est survenue moins d’un mois après celle de la paroisse Marie Notre Secours, située au-delà de la Cité des Jeunes à Lubumbashi. Dans la nuit du 4 au 5 octobre dernier, cette autre paroisse catholique avait été prise pour cible par des hommes armés. Le père économe et un frère avaient été blessés par balles, tandis qu’une somme d’argent avait été emportée.
Patient Lukusa, à Lubumbashi