Lubumbashi : l'UDPS Alain Kabongo annonce une campagne pour le dialogue national et dénonce le silence des leaders katangais face à la rébellion de Kabila

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Ilahe

Alain Kabongo, cadre de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) à Lubumbashi et conseiller communal, annonce le lancement, le 30 novembre 2026, d'une campagne de sensibilisation en faveur du dialogue national et du changement de la Constitution en République démocratique du Congo.

Il l'a fait savoir lors d'un point de presse tenu le vendredi 6 novembre à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga. Placée sous le thème « Jeunesse haut-Katangaise pour le dialogue et le changement de la Constitution », cette initiative vise particulièrement à mobiliser la jeunesse katangaise autour du débat sur l'avenir des institutions congolaises.

Selon lui, cette campagne entend notamment défendre l'élaboration d'une nouvelle Constitution qu'il estime davantage adaptée aux réalités et aux aspirations du peuple congolais. Parmi les réformes institutionnelles qu'il préconise figurent la réduction du coût de fonctionnement de l'État, la suppression ou la fusion de certaines institutions, notamment le Sénat, ainsi que la possibilité pour le président de la République de nommer directement le Premier ministre et les gouverneurs de province.

« Nous voulons une Constitution rédigée par les Congolais, sur le sol congolais, par des Congolais et pour les Congolais. Une Constitution qui exprime notre identité, notre histoire, nos aspirations et surtout notre souveraineté nationale. C'est dans cet esprit que le 30 novembre 2026, je lancerai une campagne de soutien au dialogue national et au changement de la constitution. Cette campagne aura pour thème : jeunesse haut-Katangaise pour le dialogue et le changement de la constitution. A cette occasion, j'appelle toute la jeunesse lushoise particulièrement les membres de l'UDPS à la vigilance, à la responsabilité et à la mobilisation », a-t-il déclaré au micro tendu par 7SUR7.CD.

Au cours de cette même rencontre avec la presse, Alain Kabongo a dénoncé ce qu'il considère comme un silence préoccupant de certains notables du Grand Katanga face à la situation sécuritaire dans le pays et à la rébellion associée à l'ancien président Joseph Kabila. Il leur reproche notamment de manifester une forte mobilisation lorsqu'il est question de représentation politique du Katanga, de nominations ou de partage des responsabilités institutionnelles, mais de ne pas afficher la même détermination pour condamner cette rébellion et les menaces contre l'intégrité territoriale de la RDC.

« On ne peut pas être très brillant lorsqu'il s'agit des règlements, des postes et des responsabilités, puis devenir silencieux lorsque la nation a besoin de ses filles et de ses fils », a-t-il lancé.

Dans la foulée, il a salué les prises de position du gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, du président de l'Assemblée provinciale, Michel Kabwe Mwamba, ainsi que de Jean-Claude Mwamba, pour leurs déclarations contre cette rébellion.

Pour Alain Kabongo, la défense des intérêts du Grand Katanga ne peut être dissociée de celle de la République démocratique du Congo. Il appelle ainsi les autres leaders politiques et notables de cet espace à se prononcer publiquement sur la crise sécuritaire.

Autre cible de ses critiques, la coalition C64. Alain Kabongo conteste la position exprimée par cette plateforme politique dans son communiqué publié à l'issue de son conclave organisé à Rome, en Italie, à la fin du mois d'octobre dernier. Il juge ambiguë l'attitude de ses animateurs, auxquels il reproche de mettre en parallèle les responsabilités des institutions actuelles et celles de la rébellion, sans condamner explicitement cette dernière ni les choix politiques de Joseph Kabila.

« Vous ne pouvez pas invoquer la Constitution lorsqu'elle vous arrange et fermer les yeux lorsqu'elle exige une position courageuse », a-t-il déclaré, avant d'appeler les responsables de cette coalition à condamner ouvertement la rébellion associée à l'ancien président Joseph Kabila.

Patient Lukusa, à Lubumbashi