RDC : l’A.Ch lance l’extension du parti pour faire élire Jean-Marc Kabund à la présidentielle de 2028

Image
Droits tiers

À un peu plus d’une année des élections en RDC, l’Alliance pour le changement (A.Ch) a lancé l’extension de son implantation sur le territoire national, en commençant par Kinshasa, afin de faire élire son président national, Jean-Marc Kabund, à la présidentielle de 2028. C’est ce qu’a affirmé, ce dimanche 8 novembre, le secrétaire général du parti, Jean Tonay Paleke.

Avec une cartographie électorale qui compte désormais 45 sections et 1 063 cellules à Kinshasa, le parti entend favoriser le fonctionnement de ses entités de base et accroître le nombre de ses adhérents.

« C’est une première dans l’histoire des partis politiques en RDC qu’une formation politique repense sa cartographie. Cette décision redynamisera sans doute l’implantation du parti en partant des entités de base », a-t-il déclaré.

Évoquant l’accord de Doha, Jean Tonay Paleke a dénoncé l’opacité du régime de Tshisekedi concernant les clauses de ces pourparlers.

« Le président du parti Alliance pour le changement séjourne en Europe. Il était important que Jean-Marc Kabund fasse ce déplacement pour renforcer la diplomatie, parce que nous avons constaté que ce régime trompe les Congolais, notamment sur l’accord entre le gouvernement congolais et la partie rebelle. Ce processus n’a abouti à rien », a-t-il déclaré.

Concernant les sanctions envisagées contre les partis politiques en RDC, Jean Tonay Paleke s’y oppose catégoriquement. Il estime que l’UDPS devrait également être concernée par ces mesures, car ce parti disposerait d’une « milice » dénommée Forces du progrès.

« L’opposition est intimidée. Il n’y a pas un seul acteur politique que le régime ne peut intimider. Jean-Marc Kabund, lui, ne se laisse pas intimider. Nous avons dépassé ce stade. Nous avons appris que les partis politiques seront sanctionnés par le gouvernement. Cette annonce va déjà à l’encontre de l’UDPS, parce que ce parti a une milice. L’UDPS est en voie de disparition. La Constitution ne dispose pas qu’un parti ait une milice », a-t-il lâché.

Pour résorber la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est de la RDC, Jean Tonay Paleke a insisté sur la tenue d’un dialogue. Selon lui, celui-ci ne relève pas d’une simple demande de Jean-Marc Kabund, mais constitue une urgence qui s’impose.

« Nous n’avons pas demandé un dialogue inclusif. Jean-Marc Kabund a plutôt recommandé cela puisque le régime est à bout de souffle. Il n’y a pas d’autre issue pour sortir de la crise que la voie d’un dialogue national inclusif », a-t-il martelé.

Jean Tonay Paleke a ainsi appelé le pouvoir en place à prendre son courage à deux mains pour organiser ce dialogue.

Junior Ika