Ebola : les étudiants de Kinshasa impliqués dans la sensibilisation

Publié lun 29/09/2014 - 09:12

La campagne de sensibilisation de la communauté à la fièvre hémorragique à virus Ebola se poursuit avec C-change et le comité national de coordination de cette épidémie. Vendredi dernier, c’était le tour de la coordination estudiantine de Kinshasa de s’imprégner des modes de contamination et des mesures préventives de ce virus mortel. Car les conditions de vie de ces étudiants sur le site universitaire sont précaires, a déclaré le Prof Vincent Lukunku membre du comité national de coordination de ce virus.

La promiscuité indescriptible dans laquelle vivent les étudiants de Kinshasa, exige des mesures préventives sur cette question de santé publique. Les responsables des étudiants sont appelés à mobiliser leurs collègues sur la lutte contre la maladie à virus Ebola qui sévit à Djera depuis plus d’un mois. Vincent Lukunku n’a pas manqué de retracer l’historique de cette maladie qui est apparue pour la première fois en RDC en 1976 à Yambuku dans la province de l’Equateur avec 318 cas dont 224 décès. 38 ans après, la RDC a compté près de 800 décès, a-t-il noté avant de renchérir, « pour la première fois, les ressources ont été mobilisées en temps record ».

2 NOUVEAUX CAS DETECTES AUX ENVIRONS DE DJERA
Le conseiller médical du ministre de la Santé Roland Shodu a dressé le bilan de cette maladie depuis sa déclaration le 24 août dernier à Djera, territoire de Boende, province de l’Equateur. A la date du 24 septembre, Djera a enregistré 30 cas confirmés au laboratoire, 42 décès dont 16 survenus après un test de laboratoire positif et 8 personnels de santé tués. Et d’ajouter, « 128 échantillons dont 30 positifs. Selon Roland Shodu, deux nouveaux cas positifs ont été détectés dans deux localités de Djera où l’accès est difficile. Cela prouve, a-t-il soutenu, que leurs équipes font un travail très appréciable sur terrain » avant de souligner que ces localités doivent être ratissés de fond en comble. Dr Roland Shodu a cependant indiqué que depuis le début de l’épidémie, 939 contacts ont été identifiés dont 629 négatifs et 311 contacts à suivre. D’après lui, 28 survivants ont été retrouvés, dont 14 ont présenté un test positif, et 12 guéris du virus et sortis du centre de traitement d’Ebola.
De son côté le Dr Mongongo a invité ses interlocuteurs à se laver les mains régulièrement avec un désinfectant, puis à consommer de l’eau bouillie ou traitée avec un purifiant. Car, selon lui, la maladie à virus Ebola concerne tout le monde. Si le ministère de la Santé publique préfère l’appeller aujourd’hui maladie à virus Ebola, c’est parce que le saignement arrive tardivement au lieu de fièvre hémorragique. Ebola est une maladie contagieuse et très meurtrière.
Toutefois, il a rappelé certaines recommandations concernant les règles d’hygiènes à respecter. Il s’agit entre autres d’éviter tout contact avec le sang, la salive, les urines, les selles, les vomissures, la sueur d’un malade d’Ebola, de ne pas toucher un malade d’Ebola si l’on n’est pas protégé par des gants, une blouse, un masque, des lunettes, un bonnet et des bottes de protection, de ne pas toucher ni manipuler le corps d’une personne décédée de ce virus, et de ne pas toucher les habits ni tout autre objet utilisé par le malade.
D’après lui, les singes, chimpanzés, les gorilles, les chauves-souris ainsi que des animaux trouvés morts dans la forêt jouent un grand rôle dans la transmission du virus à l’homme. Et de noter, si une personne a été en contact avec un malade, un corps de malade décédé d’Ebla ou manipulé un gibier trouvé malade ou mort dans la forêt et présente de la fièvre accompagnée d’au moins trois de ce signes, il faut rapidement signaler le centre de santé le plus proche.
Enfin, il a mentionné que la période d’incubation va de 2 à 21 jours après la contamination par des signes suivant, la montée brutale de la fièvre, fatigue intense, maux de tête, douleurs musculaires ou articulaires et abdominales, diarrhées, hoquets, éruptions cutanées, saignements au niveau des yeux, des gencives, du nez et de l’anus. Mathy MUSAU