Insecurite dans le territoire de Mweka : L’intervention du Chef de l’Etat très attendue par la population

L’information nous parvenue à la Rédaction du Journal L’Avenir indique que ce territoire vit dans une insécurité profonde, suite à un dispositif impressionnant de la Police nationale congolaise, depuis la nomination de l’actuel Gouvernement de cohésion nationale dit Matata II.
Plusieurs cases brulées, dont le village Iliengi, soit 40 au total, des incendies dans le champ, les arrestations arbitraires par-ci par-là à travers le territoire, dont une seule tribu Bushong est visée par ces arrestations. A en croire la source qui a requis l’anonymat, les habitants de ce territoire vivent dans une insécurité la plus totale avec ce dispositif impressionnant de la Police nationale. Cette dernière s’illustre par des arrestations en cascade, le rançonnement des biens à savoir : argent, téléphones et autres matériels utilisés par ces paisibles citoyens. Il nous revient qu’un handicapé bien identifié par la population est en état d’arrestation par la Police nationale, puis acheminé à Ilebo où il purge sa peine sans cause.
Ce territoire n’est pas à sa première situation d’insécurité dans le Kasaï-Occidental, apprend-t-on des mêmes sources. Dans un passé récent, par une simple incompréhension, le territoire de Mweka avait vécu sous une psychose de pillage et de terrorisme dans ce territoire qui a du mal à se développer en raison de querelles intestines entre frères.
Pour la petite histoire, c’est en date du 28 décembre 2014, que M. Mikobi Kuete Alisa Bunda venant de la contrée de Bena Makima avec sa moto vers le chef-lieu du territoire de Mweka, a été au centre de l’actualité. Arrivé à Buaya, un village situé à 7 Km de la gare de Bongo, la moto de M. Mikobi avait connu une panne. Dans ce village où il a connu la panne de sa moto, se trouve un Sous Ciat de la Police, dont son Commandant avait annoncé à M. Mikobi qu’il était l’objet d’une recherche et l’annonce de son arrestation immédiate.
Suite à cette incompréhension, les hommes et femmes ont payé le prix le plus fort de l’insécurité à telle enseigne que nombreux se sont réfugiés dans la forêt pour éviter les représailles. Toujours pour rafraîchir la mémoire des Congolais, un pêle-mêle s’était crée à Mweka en date du 09 janvier 2015, où une équipe de 7 militaires de l’Auditorat d’Ilebo s’était dirigée vers Bongo, conduits par l’Administrateur adjoint Mingashanga Mboyo qui procéda à l’arrestation du notable Bakama alias Moseka.
Par ailleurs, la même équipe qui avait érigé une barrière à la hauteur du village Biyama vers Bongo à 3 Km de Mweka avait paralysé toutes les activités scolaires, commerciales et agricoles dans la contrée. « Trois jours après, la même équipe s’était dirigée vers Bena Makima pour chercher Mikobi. Mais de passage vers le village Biyenge où habite le commerçant Bope Kuete alias Bokis, une somme de 2000 dollars Us lui avait été ravi, puis torturer comme un vulgaire voleur pour des faits qu’il ne connait absolument pas », nous renseignait les accusations de la Société civile de Mweka. 
Cette situation d’insécurité créée de toute pièce, est à la base de la psychose et décourage l’élan du développement dans cette contrée qui peine à se relever. Dans les temps, la Société civile en avait fait appel au ministre de la Justice de réprimander les actes commis dans ce territoire de Mweka, dont les auteurs seraient les commanditaires avérés à partir de Kinshasa.
Depuis lors, l’insécurité continue dans ce territoire, où toutes les activités scolaires, hospitalières et commerciales sont complétement paralysées pour fait de déploiement impressionnant d’une Police. Cette dernière se tourne vers le premier des citoyens congolais pour son intervention, afin d’apaiser la tension qui est perceptible dans le territoire de Mweka. Le Président de la République Joseph Kabila Kabange en qui la population de Mweka reconnait les hauts faits de la construction des ponts, infrastructures scolaires, hospitalières et autres bienfaits se tourne vers lui pour apaiser la tension dans ce territoire, dont le tireur de ficelles sont bien connus, a-t-on appris de sources dignes de foi.

(Pius Romain Rolland)