RDC : "Le Gouvernement s'est engagé à porter la part de son budget allouée à l'éducation à 23% d'ici 2020", (Emery Okundji)

Le ministre intérimaire de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel a pris part vendredi 26 avril dernier, à un forum-débat sur l'enseignement en République Démocratique du Congo, bilan et défis au Centre Wallonie Bruxelles Internationale. Dans son allocution, Emery Okundji a fait savoir que le système éducatif congolais a connu de nombreuses transformations de l’époque coloniale à ce jour. "Aujourd’hui, l’enseignement en RDC vise la transformation de la société congolaise avec comme objectif la réalisation de la vision adoptée par le Gouvernement de construire un système d’éducation inclusif et de qualité contribuant efficacement au développement national, à la promotion de la paix et d’une citoyenneté démocratique active", a indiqué Emery Okundji. En outre, Okundji a souligné que depuis 2010, l’accès à l’éducation s’est nettement amélioré dans le pays autant pour les garçons que pour les filles et plusieurs réformes prioritaires ont été mises en œuvre à travers notamment le Plan Intérimaire de l’Education. Pour ce qui est du second cycle secondaire, E. Okundji a déclaré que les effectifs se sont accrus de 47% entre 2006 et 2012 et qu'à l’intérieur de ce cycle les accroissements les plus importants ont été enregistrés, respectivement, dans le secondaire général et normal, respectivement de 55% et 52%. "En dépit des progrès enregistrés et dont nous pouvons légitimement en être fiers, le secteur de l’éducation reste confronté à des défis majeurs liés aussi bien à l’accès qu’à la qualité. Ces difficultés ont été accentuées par la forte croissance démographique, la fragilité du tissu social, la faiblesse des ressources financières et l’instabilité macroéconomique dans le pays", a martelé le ministre de l'EPSP. Image retirée. Parmi les défis à relever poursuit-il, nous notons que le taux de préscolarisation avec une moyenne de 4,5% qui demeure l’un des plus faibles de la sous-région, et aussi avec de fortes disparités géographiques entre les milieux urbain et rural. Le financement public de l'éducation a considérablement augmenté, passant de 9 % des dépenses publiques en 2010 à 18 % en 2018 selon Okundji. Le Gouvernement s'est engagé à porter la part de son budget allouée à l'éducation à 23 % d'ici 2020, et de le maintenir à ce niveau jusqu'en 2025. "Nous sommes convaincus, comme l’a souligné Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République et Chef de l’Etat lors de son discours d’investiture, que la gratuité de l’enseignement primaire sera bientôt une réalité en République démocratique du Congo", a indiqué Emery Okundji. Le ministre de l'EPSP a souligné que dans quelques jours, le Projet d’appui à la qualité de l’éducation, « PAQUE » en sigle, un des projets phares pour la mise en œuvre de la Stratégie sectorielle tiendra sa revue à mi-parcours. Pour rappel, le taux d’achèvement au primaire représente 75,8 % contre 49,6% en 2006-2007, 75,8% en 2014/2015 et le taux brut de scolarisation du primaire est passé de 90% en 2010 pour atteindre 110% en 2015. Jephté Kitsita