Transition sans Kabila, c’est le leitmotiv  d’Emery Damien Kalwira, président de la Coalition des Congolais pour la Transition (CCT)

Publié lun 08/08/2016 - 11:14

 

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Emery Damien Kalwira, président de la Coalition des Congolais pour la Transition (CCT), a accordé une interview à 7SUR7.CD. Il  a abordé les sujets d’actualité brûlants en RDC : élection, dialogue, constitution, transition, sort de Kabila, etc. Pour lui, le seul moyen de résoudre la crise politique actuelle, c’est de mettre en place une période de Transition d’une durée maximum de 3 ans. Cette transition ne peut être dirigée par le président Kabila selon lui. Encore moins par le président du sénat, Léon Kengo, affirme-t-il. La CCT pas tendre avec Kabila, l’est aussi avec Tshisekedi qualifié de « confusionniste ». Pour Kalwira, celui qui dirigera la Transition, devra prendre l’engagement de ne pas concourir à la présidentielle. Cette période transitoire permettra de revenir à u scrutin présidentiel à deux tours pour la CCT. Son mouvement est aussi opposé au Dialogue. Actuellement, le CCT vulgariste un document intitulé Manifeste pour une Transition sans Kabila. C’est dans ce document que l’on se familiarise avec les idées de cette plateforme. Pour en savoir davantage sur la CCT, lire l’interview ci-dessus.

  1. Transition sans Kabila est votre leitmotiv en ce moment ? Pourquoi ?

 

Effectivement, la Coalition des Congolais pour la Transition (CCT) et ses alliés veulent tout simplement le Départ, sans condition et  sans délai de Monsieur Joseph Kabila en 2016, pour mettre fin au climat d’incertitude politique actuel, qui paralyse la marche de l’Etat en République Démocratique du Congo. C’est l’ultime voie qui nous reste pour sauver la République Démocratique du Congo (RDC) du chaos prévisible, aux dommages incalculables. Ce chaos, comme vous le savez, est voulu par le régime Kabila qui refuse de se plier à la volonté de l’écrasante majorité de congolais, contenue dans la Constitution, la première votée par les congolais, depuis l’accession de notre pays, la RDC à la souveraineté nationale et internationale, le 30 Juin 1960. Cette constitution issue du référendum post – conflits adoptée en 2006 ne permet pas à Joseph Kabila de ramener la RDC et son peuple dans un cycle de dictature sanglante.

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2.Transition sans Kabila. Comment, avec qui et pour quelles finalités ?

En date du 28 juillet 2016, à l’Hôtel Mercure du Bourget, à Paris, Nous avons justement procédé au lancement officiel du MANIFESTE POPULAIRE POUR UNE TRANSITION SANS KABULA EN 2016 (MPT-2016). Les équipes de campagnes et de sensibilisation sont mises en place, et continuent de l’être, pour INFORMER, CONSCIENTISER et MOBILISER les congolais partout, sur le bien-fondé de notre démarche de Transition sans Kabila. L’article 64 de la Constitution nous en donne les prérogatives nécessaires. En effet, cette Transition voulue sans Kabila en 2016, constitue le dernier rempart à promouvoir par tous les acteurs politiques nationaux, épris réellement de paix et d’amour pour la patrie, et aussi par les partenaires internationaux de notre pays, afin de redonner confiance au peuple congolais. La finalité de la Transition sans Kabila que nous préconisons, est d’arriver à la signature d’un pacte républicain, assorti des Etats Généraux de la République et de la Conférence constitutionnelle que nous comptons successivement organiser, dès la chute du régime actuel. C’est le gage, nous semble-t-il, du retour à une véritable paix sociale et à la cohésion nationale. Il sera également question d’établir l’identité nationale congolaise et restaurer une véritable autorité de l’état, en mettant fin aux violences cruelles-meurtrières qui rythment, au quotidien, la vie de nos populations, surtout en Province orientale et dans le Grand Kivu où nos compatriotes vivent chaque jour comme le dernier. Les conditions sociales et économiques des congolais sont aussi prises en compte très largement dans le Plan global de Transition et de sortie de crise en RD-Congo, avant toute autre élection.


  1. Sur quelle base juridique ? Car il y a aussi le camp de Transition avec Kabila.

Sans vouloir nous lancer dans les polémiques inutiles et stériles ; Sachant à l’avance les velléités de ce régime dictatorial, la Coalition des Congolais pour la Transition (CCT) a toujours, depuis 2013, prôné une Transition sans Monsieur Kabila, comme étant la seule voie de sortie de crise. Et au vu du climat politique délétère actuel le temps tende effectivement à donner raison à la thèse défendue, depuis longtemps par notre Coalition.

S’agissant de notre base politique et juridique, il faut tout d’abord noter que, Monsieur Joseph Kabila est arrivé à la fin de son troisième et dernier mandat. Oui, il a indument exercé trois mandats en République Démocratique du Congo. Le premier mandat lui avait été accordé gracieusement après l’assassinat de Laurent Désiré Kabila en Janvier 2001. Ça fût un arrangement entre Kabila et ses amis du Palais (2001-2006), la légitimité de la Transition se justifie totalement par le fait que Kabila n’a plus le moindre droit de diriger la RDC, et que les chances pour la tenue d’une élection conforme au délais fixés par nos lois sont complètement compromises par le régime Kabila.   

Monsieur le Journaliste, vous êtes déjà sans ignorer que, la Constitution congolaise n’est jusque – là respectée par personne, parmi tous ces gens qui siègent dans les Institutions. Qu’ils soient de la « Majorité » artificielle au pouvoir, qu’ils soient de « l’opposition institutionnelle ou non institutionnelle », tous, violent au quotidien la Constitution du pays et reflètent ainsi le grand mépris qu’ils éprouvent vis-à-vis du peuple congolais, duquel émane la Constitution qui est la loi fondamentale sur laquelle pourtant ils se basent. On ne fait pas du neuf avec du vieux. De même, on ne résout jamais les problèmes avec ceux qui les ont créés. C’est une insulte d’imaginer encore Joseph Kabila au palais de la nation au-delà de 2016. Nous répétons que, Monsieur Joseph Kabila est un homme du passé, et la Transition à laquelle nous travaillons ne sera pas dirigée par lui. Ni Kabila, ni Kengo Wa Dondo, ils sont tous aux antipodes des règles démocratiques et constitutionnelles en RD-Congo. Ni l’un ni l’autre ne peut diriger la Transition. Sénateurs, Gouverneurs, Députés provinciaux, sont tous, hors mandats depuis 2012. Peuvent – ils dire clairement aux congolais sur quelle base juridique ils gouvernent le Congo ?  Tout ce qu’ils prennent comme décisions au nom du peuple congolais relève de la pure escroquerie politique. Ils le savent pertinemment bien d’ailleurs.

  1. Pour être remplacé par qui (Kabila) ?

Pour notre part, suivant notre plan global de sortie de crise, la Transition devra être dirigée par Trois personnalités Neutres, aux mains propres, dont celles issues de la CCT et alliés. Des Dirigeantes qui vont solennellement s’engager, par SERMENT PUBLIC, à ne pas se porter Candidats aux Elections présidentielles qui mettront fin à cette période transitoire. Après cette période, l’élection présidentielle sera ramenée à deux tours. La transition est prévue pour durer Deux ans minimum et Trois ans, au grand maximum. C’est une voie royale que nous offrons à notre peuple et à tous les amis de la RDC, parce que, comme d’aucuns le savent, depuis 1960, année d’accession du Congo à l’indépendance, aucun Président Rd-congolais n’a jamais accepté de quitter le pouvoir pacifiquement. Nous sommes partis de coups d’Etat en coups d’Etat. Joseph Kabila qui était censé ouvrir la RDC à un réel cycle démocratique, vient à son tour, pourtant encore jeune, d’emboiter le pas à ses prédécesseurs pour replonger notre république dans une époque noire et dynastique. Malheureusement pour lui, car la RDC d’aujourd’hui n’est plus le Zaïre d’hier et les époques sont totalement différentes. Raison pour laquelle, au sein de la CCT et Alliés, nous continuons d’espérer que M. Joseph Kabila acceptera d’entrer dans l’histoire et assurer paisiblement l’éducation de ses précieux enfants. Passer outre, serait pour Joseph Kabila et Cie regrettable et pitoyable.  


5.Que faites-vous de l'arrêt de la cour constitutionnelle ?

Il n’y a aucune Cour constitutionnelle en République Démocratique du Congo. C’est juste un truc mis en place par Kabila pour valider les actes antidémocratiques et anticonstitutionnels dans le but de légitimer la dictature. Les neufs membres de ce que vous appelez Cour Constitutionnelle sont tous des Copains, Conseillers occultes de Joseph Kabila ou de ses proches collaborateurs. A ce titre, ils incarnent la honte de notre magistrature. On ne triche pas avec l’histoire, n’oubliez pas qu’ils sont, pour la plupart issus de l’école de la dictature zaïroise. Avez-vous déjà vu dans ce monde une Cour Constitutionnelle qui siège uniquement pour saper la Constitution ? NON. Nous venons avec la Transition pour éviter le bain de sang dans notre pays. Le sang a beaucoup coulé en RDC et nous ne pouvons pas, au nom de caprices cupides de quelques individus, sacrifier tout un peuple qui aspirent à la paix de cœur. En réalité, la Cour Constitutionnelle crée dans une surprenante précipitation par le régime Kabila est en train de planter le décor d’une guerre civile en République Démocratique du Congo.  C’est ce que nous, à la CCT, refusons de tolérer.


  1. N'est-ce pas là vouloir une chose et son contraire ? Respect de la constitution et sa violation ?

Nous sommes là pour sauver la Constitution qui est le symbole de la Souveraineté populaire. Il faut plutôt demander à Joseph Kabila et à ses amis pourquoi ils s’enferment dans un acharnement aveugle qui a pour seul but de violer la Constitution. Ils ont délibérément bloqué le processus électoral, ils ont empêché la libéralisation de l’espace politique dans le pays. Ils refusent de se plier à la volonté de congolais qu’ils sont pourtant censés défendre. La Coalition des Congolais pour la Transition (CCT) est porteuse de la voie pour le salut de la RD-Congo.  


  1. Quid du Dialogue et de la récusation du facilitateur par TSHISEKEDI ?

Je me pose la question de savoir de quel dialogue vous nous parlez Monsieur le Journaliste. Depuis 2001, nous sommes en perpétuels dialogues et de surcroit, de mauvaise foi. Ces faux dialogues ou concertations ont toujours été l’œuvre d’un Homme, Joseph Kabila. En moins de 15ans, la RDC sous Kabila, a connu près d’une cinquantaine de rencontres. C’est finalement l’opium qu’utilise le régime maudit pour contourner l’attention de congolais sur leur bilan politique totalement négatif et sur leur volonté sans cesse exprimée, de violer la constitution pour maintenir le peuple dans la pauvreté. Permettez que je me répète Monsieur le Journaliste, : On ne règle jamais les problèmes avec ceux qui les ont créés. Il n’y aura aucun dialogue ou élection crédible en RD-Congo avant la chute du régime Kabila ; d’autant plus que la finalité de toutes ces jérémiades est toujours connues d’avance. Il s’agit d’une pure distraction. Pour ce que nous concernent les dialogues et les rencontres précédents nous ont suffisamment enseigné. Seuls les imbéciles ne changent pas.

Nous sommes dans un jeu qui ressemble à un DIALOGUE de Sourds, et cette distraction a déjà fatigué les congolais qui, par leurs actes ont d’ores et déjà récusé le gouvernement de Monsieur Kabila.  Quant à Monsieur Etienne Tshisekedi, il est dans une posture confusionniste et entraîne une partie de notre peuple dans ses ambivalences que nous dénonçons et regrettons beaucoup. Il a prétendu (Tshisekedi) avoir gagné les élections de Novembre 2011. Curieusement, depuis quelques semaines, c’est le même Tshisekedi qui fait allégeance au régime Kabila qu’il défend désormais. N’oubliez donc pas que, depuis le 11 Juin 2016, l’UDPS – de TSHISEKEDI a décidé de rejoindre la majorité présidentielle. C’est en effet ça, la vérité, parce que la MP-PPRD a été scindée en deux ailes :

  1. AILE KABILA et toute sa bande dont les faucons Minaku, Boshab, Mende, Kin-Kiey Mulumba, Atundu, Shadari, Tshala Mwana, Mashala, Bababawse, Calev MUTOND, Bisengimana, Rugwiza, PALUKU, CISHAMBO...

 

  1.   AILE « KATUMBI » et toute sa bande dont notamment les KYUNGU, KAMITATU, MWANDO, LUTUNDULA, LUMBI, ENDUNGO, Francis KALOMBO, UDPS-TSHISEKEDI, AR, ... 
  2. TSHISEKEDI est le plus instable politique de notre histoire et ses actes dépendent toujours de ses intérêts personnels. La versatilité est un comportement très dangereux, surtout en politique.

Bref, ce débat sur le prétendu Dialogue, une aberration gravissime qui tente de prendre tout un peuple en otage par l’usage de la corruption et d’achat de consciences. Donc l’argent du pays détourné par deux hommes depuis plus de 15 ans, tente d’acheter tout. Il est vrai et fort heureusement que, KATUMBI et KABILA, ne sont pas parvenus à acheter tous les Leaders politiques du pays. C’est pourquoi vous constaterez que la CCT est soutenue, dans son plan de Transition sans Kabila en 2016, par plusieurs formations politiques et associations de la société civile, soucieuses de la stabilité de notre pays. Toutefois, Nous essayons d’inviter le Président TSHIKEKEDI et ses proches à se ressaisir car, dit-on que : « mieux vaut la fin d’une chose que son commencement ». Le peuple congolais se bat contre un système et non contre individu. Les congolais plongés dans une misère extrême n’ont qu’à faire des querelles intestines entre individus qui sont au centre de la souffrance de tout un peuple. En démocratie moderne, le G7, la MP, le PPRD et consorts devraient, logiquement, passer à l’opposition, à la fin de leur mandat d’ici septembre 2016 pour assumer, tous, leur bilan de 15 ans de règne.  Le pays est très grand, le régime sortant n’ayant rien fait pour permettre la consolidation de l’état en RDC, ni dialogue, ni élections, dans le contexte actuel, ne peut apporter la solution au problème de notre pays. Tous ceux qui soutiennent le dialogue, sous quelque forme que ce soit, sont ceux-là qui violent intentionnellement la Constitution congolaise, plus précisément les articles 63, 64, 70, 105, 165, et 220. Comme l’a fait Michel MARTELY en Haïti en début d’année 2016, Monsieur Kabila doit aussi tirer sa révérence s’il a encore un minimum d’amour pour la République Démocratique du Congo et son peuple, comme il prétend souvent dans ses discours fleuve.  


  1. Durée, animateurs et mission de la transition, quid ?

La Transition sans Kabila que nous préconisons pour préserver la paix civile et la stabilité politique en République Démocratique du Congo devra durer 2 ans minimum et 3 ans maximum. Elle aura pour tâche de Convoquer les Etats Généraux de la République ; Organiser la Conférence Constitutionnelle et enfin Organiser les élections véritablement libres, transparentes et incontestables. Cette période permettra aux congolais de se retrouver dans un grand forum national pour résoudre, pacifiquement les problèmes qui les opposent. Ce qui justifie l’animation de la Transition par des personnalités neutres qui s’engagent à ne pas briguer la présidence de la république au terme de la Transition.   

Avec l’appui de notre peuple, nous avons une mission noble, d’autant plus que le changement est indispensable pour freiner ce marasme qui ruine l’Etat congolais à tous les niveaux. Tous les indicateurs sont au rouge.  Outre les droits de l’Homme et les libertés fondamentales qui sont totalement banalisés par le régime Kabila, les conflits renforcés par l’incompétence politique et l’absence du leadership au sommet de l’Etat ont occasionné, et continuent d’occasionner d’importantes pertes en vies humaines en République Démocratique du Congo. Plus de dix millions (10.000.000) de morts civils en moins de 20 ans. L’insécurité sociale et économique gangrène la vie de tous les congolais. Avec le régime actuel, Nous sommes dans un règne d’insécurité, d’impunité, de clientélisme, de corruption, de vols du bien de l’état par les gouvernants...

Le chômage touche plus de 93% de congolais en âge de travailler. Seuls 5% de congolais ont accès à l’eau potable tandis que seuls 6,8 % de la population accèdent à l’électricité. L’espérance de vie de plus de 65% de congolais est réduite à 45 ans à cause de la malnutrition. Nos enfants sortent des Universités et Ecoles supérieures chaque année, mais ne sauront jamais à quoi ressemble un bulletin de salaire. Un gâchis inacceptable qui nous amène, aujourd’hui, et sans concession, à Informer, Conscientiser et Mobiliser notre peuple, surtout la jeunesse congolaise, pour dire NON à l’instauration d’une nouvelle dictature antisociale et antidémocratique en République Démocratique du Congo.


  1. Un mot de la fin ?

Je remercie le Journal 7/7 pour avoir permis à notre plateforme d’adresser ce message au peuple congolais et à l’ensemble de la Communauté internationale. Nous assurons à tous que, la Transition sera inclusive et que personne ne sera laissé de côté, parce que chacune et chacun de nous a une portion de solution dans la résolution de la crise congolaise qui est de plus en plus aiguisée par le refus de Joseph Kabila de quitter le pouvoir pacifiquement, conformément à l’ordre constitutionnel. Nous lançons encore un vibrant appel à toutes les forces vives de la nation ainsi qu’au peuple congolais dans son ensemble à adhérer massivement au MANIFESTE POPULAIRE POUR UNE TRANSITION SANS KABILA EN 2016 et à vulgariser sont partout sur l’étendue du territoire national congolais. 

Encore merci de nous avoir invité.
7/7.cd

BREVE PRESENTATION DE LA CCT ET SES HAUTS DIRIGEANTS :

La Coalition des Congolais pour la Transition (CCT) est une plateforme politique d’essence gouvernementale investie à Paris, le 05 Octobre 2013, au lendemain de la crise poste électorale qui a suivi les élections contestées de Novembre 2011.

La CCT regroupe des organisations politiques, associatives, des individualités politiques et intellectuelles favorables à la Transition comme seule voie de sortie de crise politique en République Démocratique du Congo. Elle est présente dans toutes les provinces du pays et sur les continents, au sein de la diaspora Rd-congolaise.

La Coalition des Congolais pour la Transition est dirigée par un présidium de 4 membres et un Secrétariat Général de trois membres. Depuis le mois de juin 2016, plus d’une vingtaine d’Associations et Mouvements politiques congolais ont rallié la CCT pour défendre l’idée d’une Transition sans Kabila en République Démocratique du Congo, dès 2016.

La Coalition des Congolais pour la Transition (CCT) qui a rejeté tout autre dialogue ou élections avec le régime sortant de Kinshasa, estime que seule une Transition sans Kabila pourra sortir le pays de la crise actuelle.