André Lite, ministre des droits humains, a condamné et jugé "inacceptable" ce mercredi 11 novembre 2020, les propos du secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) contre le Front Commun pour le Congo (FCC), particulièrement Sele Yalaghuli, le ministre des finances.
Pour lui, les propos tenus par le responsable du parti présidentiel est une "incitation à la haine". Ces déclarations sont aux antipodes de la démarche du chef de l’Etat Félix Tshisekedi qui organise les consultations nationales dans le cadre de l’union sacrée.
"On a été gratifié par un des hauts responsables du parti présidentiel qui a cru bon, à ce moment précis, de menacer d’exil ses adversaires politiques qui sont du FCC pour ne pas les citer, en promettant le fait qu’on connaît les maisons de tous ces responsables du FCC en le menaçant d’exil. Ce sont des propos à réguler sinon à condamner en tant que ministre en charge des droits humain", a-t-il dit lors d'un point de presse.
Plus loin, le ministre des droits humains s'est indigné qu'on fasse référence aux années 90.
"C’est à se demander si la situation que nous avons connue dans les années 90 spécialement dans cette ville est une page rose de l’histoire de notre pays qui vaille rappeler à tout bon de champ", a-t-il poursuivi en insistant sur la mission de son ministère qui est de prévenir toute situation des violences, toute situation susceptible de porter atteinte aux lois du pays conformément au droit positif congolais.
Par ailleurs, il a rappelé que le président de la République n’a cessé de demander aux ministres de son gouvernement à lutter contre l’incitation à la haine, à faire tout pour que les violences sous toutes ses formes cessent en RDC.
"Ces genres de propos peuvent entraîner à des situations que tout le monde peut déplorer. Ce qui est dommage en toute objectivité dans une situation des troubles, personne ne peut tirer profit qui qu’il soit. On ne tire à jamais profit d’une situation d’instabilité quel que soit son camp, son statut (...) Le pays a besoin de la stabilité pour son avenir, pour l’avenir de ses enfants", a-t-il conclu en appelant les structures du parti à sanctionner ces propos en interne.
Lors d'une matinée politique tenue mardi dernier, Augustin Kabuya a accusé le FCC de Joseph Kabila de s'organiser avec le ministre des finances Sélé Yalaghuli pour bloquer les fonds destinés à la paie des agents de l'État afin de les dresser contre le chef de l'État.
"Aujourd'hui, vous vous organisez avec le ministre des finances, pour ne pas sortir l'argent pour dresser l'armée, la police et les fonctionnaires contre le chef de l'État. Mais je vous dis, comme ils ont tenté toute manœuvre, nous sommes prêts pour répondre. Nous allons répondre et certains d'entre eux vont prendre le chemin de l'exil", avait-il déclaré.
Ange Makadi