Sud-Ubangi/Insécurité : La notabilité s'oppose au couvre-feu décrété par le gouvernement provincial à Gemena

Publié mar 17/11/2020 - 19:44
Photo 7SUR7.CD

L'ordre de notabilité du Sud-Ubangi s'oppose au couvre-feu décrété par le gouvernement provincial à Gemena, à la suite des incidents survenus, le vendredi 13 novembre dernier, lors d'une manifestation contre le décès d'un élève du nom Serge Mambila, qui était détenu à la prison centrale d'Angenga pour une affaire de viol.

C'est le premier notable de cette province, Florent Bili Gbamo, qui l'a annoncé à la presse au terme d'un tête-à-tête qu'il a eu, le lundi 16 novembre 2020, avec le gouverneur intérimaire, Zéphirin Zabusu, au bâtiment administratif du gouvernement provincial du Sud-Ubangi.

« Nous appelons les autorités provinciales à revenir sur leur décision du couvre-feu dans la ville de Gemena. Nous suggérons plutôt que soit lancée une opération de patrouille mixte des éléments de la police et des FARDC pour lutter contre l'insécurité dans la ville », a-t-il déclaré au sortir de cette rencontre.

C'est depuis le vendredi 13 novembre dernier que le ministre provincial de l'intérieur, Joseph Arnold Magbaka, a annoncé au nom du gouvernement provincial, le couvre-feu dans la ville de Gemena de 19 heures à l'aube pour lutter contre l'insécurité.

Durant ce couvre-feu, seuls les médecins, journalistes et sentinelles sont autorisés à circuler la nuit à travers la ville.

Mais une chose est certaine, l'application de ce couvre-feu pose problème. Les habitants continuent à circuler librement la nuit dans le chef-lieu de la province du Sud-Ubangi.

Il sied de rappeler qu'un enfant de moins de 10 ans a été tué par balle et plusieurs autres personnes blessées lors de cette manifestation contre le décès du regretté Serge Mambila à Gemena.

Des maisons d'habitation ont également été saccagées par les manifestants en colère et plusieurs boutiques et magasins pillés.

L'ordre de notabilité du Sud-Ubangi condamne « fermement » le décès par balle de cet enfant y compris les actes de vandalisme qui ont eu lieu le vendredi dernier à Gemena et exige des enquêtes pour établir les responsabilités de tout un chacun dans ces incidents.

César Augustin Mokano Zawa, à Gemena