Beni : Un cadre de l'EPST fustige la poursuite clandestine des cours dans certaines écoles

Photo : Glody Murhabazi

Dans une interview accordée à 7SUR7.CD ce mercredi 13 janvier 2021 à Beni, dans la province du Nord-Kivu, le directeur provincial adjoint de l'Enseignement Primaire Secondaire et Techniques (EPST) a fustigé l'organisation des cours avec les élèves du degré terminal en clandestinité, pour échapper aux instructions du Chef de l'État, qui a suspendu les cours afin de contrer la deuxième vague de la Covid-19.

Pour lui, ceux qui le font doivent être traqués et sanctionnés pédagogiquement suite à la désobéissance.

« Je suis indigné. Ça fait plusieurs jours que je suis en train de recevoir des appels qu'il y a des écoles qui organisent des cours avec les élèves qui sont dans le degré terminal au nom de la préparation des épreuves de l'examen d'État. C'est regrettable ! On ne doit pas piétiner la décision du chef de l'État. La décision est nationale. Tous, nous devons attendre ce que le chef de l'État va dire. Ces chefs et enseignants qui organisent ces cours sont comme des assaillants qui se rebellent contre le numéro 1 de la République. Ils doivent être traqués », a déclaré Matsoro Lenge Olivier, sous-proved de l'EPST dans la province éducationnelle Nord-Kivu 2.

Et d'insister : « La seule personne qui ajustera le calendrier, reste le ministre nationale de l'EPST ».

Quelques finalistes abordés par 7SUR7.CD à la sortie d'une séance dans l'une des écoles en commune de Bungulu, ont affirmé que ces cours sont organisés par certains enseignants en collaboration avec les élèves.

« Nous avons jugé de chaque fois étudier avec les enseignants qui sont prêts, celà pour préparer les examens. L'année passée, nous avons vu le contraire. On disait qu'on doit poser les questions sur base des matières vues, c'était le contraire. Ça nous pousse de prévenir. Voilà pourquoi nous sommes en train d'étudier », a déclaré Kambale Ugneto, élève finaliste inscrit en Latin-Philo dans une école de la commune précitée.

Il sied de rappeler que les cours ont été arrêtés sur l'ensemble du territoire national le 18 décembre dernier suite à la deuxième vague de la pandémie de coronavirus.

Bantou Kapanza Son, à Beni