RDC : Le CNSA croit en la détermination du chef de l'État et aux capacités de l'armée de mettre fin aux tueries dans l'Est

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Le Conseil National de Suivi de l'Accord et du Processus Électoral (CNSA) s'est réuni mardi dernier en session hebdomadaire ordinaire et ce jeudi 15 avril 2021 en session extraordinaire pour examiner notamment la situation sécuritaire de la RDC, avec un accent particulier sur le Nord-Kivu.

Dans la déclaration sanctionnant ces réunions, le CNSA dit avoir suivi avec "attention" les évènements survenus le 11 et le 13 avril dans la province du Nord-Kivu, notamment à Beni, Butembo et Nyiragongo, causant mort d'hommes et destruction des biens.

À cet effet, le CNSA dit "comprendre la colère des populations qui est une conséquence de plusieurs atrocités, assassinats, tueries, viols, violences, pillages, décapitations, kidnappings, bref, l'humiliation de notre identité nationale, perpétrée par les forces négatives". Néanmoins, le CNSA rappelle que cela ne justifie pas que le pays soit pris pour un État de non droit.

"Le CNSA croît à la détermination du chef de l'État, commandant suprême des forces armées et aux capacités des FARDC, de mettre fin à cette humiliation. Pour ce faire, il appelle la population à continuer de faire confiance et à soutenir son armée et l'invite à toujours demeurer des citoyens dignes qui privilégient le dialogue. Le CNSA partage la tristesse avec toutes les familles éprouvées", lit-on dans ce communiqué signé par Joseph Olenghankoy, président du CNSA. 

Par ailleurs, le CNSA recommande au gouvernement de :

- Prendre en compte les revendications des populations et de les intégrer dans son programme, en vue de lever les options claires dans le partenariat entre la RDC et la MONUSCO, "l'unique façon d'éradiquer de manière définitive l'insécurité du pays dans son ensemble, particulièrement au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri" et ;

- Mettre à la disposition de l'armée des moyens conséquents pour la défense de l'intégrité territoriale et la protection des populations et de leurs biens, "car cette situation a trop duré". 

Il sied de rappeler que c'est depuis la semaine dernière que les populations du Nord-Kivu manifestent contre l'insécurité, mais aussi pour réclamer le départ de la MONUSCO de la RDC. Lors des manifestations du 11 et du 13 avril derniers, des cas de décès ont été enregistrés. 

Prince Mayiro