Pétition contre Mboso : Jean-Marc Kabund s'en mêle !

Photo droits tiers

Jean-Marc Kabund, premier vice-président de l'Assemblée nationale, s'est entretenu la semaine passée avec les députés nationaux membres de l'Union Sacrée de la Nation à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo.

Ces échanges de 3 jours, se sont déroulés dans un hôtel situé dans la commune de la Gombe, à quelques mètres du boulevard du 30 juin. Les députés nationaux étaient reçus par rapport aux zones géographiques du pays.

Le premier groupe à être reçu par Jean-Marc Kabund, était celui constitué des députés nationaux de l'espace Grand Kasaï. C'était le mardi dernier.

Lors de ces différentes rencontres, Jean-Marc Kabund, qui est aussi le président a.i de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le parti présidentiel, a évoqué plusieurs sujets, notamment celui relatif à la pétition de déchéance initiée contre Christophe Mboso N'kodia, président de l'assemblée nationale, à en croire certains députés qui ont pris part à ces réunions et se sont confiés à 7SUR7.CD ce lundi 20 septembre 2021 sous anonymat.

En effet, plusieurs députés se réclamant être membres de l'Union sacrée, veulent la tête de Mboso N'kodia, qu'ils accusent notamment d'étouffer le contrôle parlementaire. Selon Adrien Phoba, initiateur de la pétition, celle-ci avait déjà réuni 98 signatures des députés nationaux jusqu'au 9 septembre de l'année en cours.

Une pétition sans avenir ?

Face aux élus du peuple de l'Union Sacrée de la Nation, Jean-Marc Kabund a volé au secours de Christophe Mboso N'kodia. D'après nos sources, le président a.i de l'UDPS a carrément rejeté cette pétition.

"Il a estimé qu'on ne peut pas être d'une même famille politique et il y a des pétitions qui tombent sans concertation préalable. On ne peut pas chercher une chose et son contraire. Pour lui, la pétition contre Mboso n'a aucun sens, parce que si aujourd'hui Mboso tombe, c'est-à-dire que le président de la République n'a plus de majorité", a confié à 7SUR7.CD un député qui a pris part à la première rencontre.

D'après d'autres députés qui étaient face à Jean-Marc Kabund, son message principal a tourné autour de l'unité qui doit régner au sein de l'Union sacrée de la Nation du président Tshisekedi.

Dans ses différentes interventions, Jean-Marc Kabund s'est aussi exprimé sur la rentrée parlementaire en général, et les matières inscrites au calendrier de la session ordinaire de septembre, en particulier, au niveau de la chambre basse du Parlement.

Dossier CENI : Une responsabilité des chefs religieux 

S'agissant particulièrement du dossier de la mise en place des animateurs de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) afin de baliser le chemin des élections de 2023, Jean-Marc Kabund a, toujours selon nos sources, précisé que la responsabilité première incombe aux confessions religieuses.

"Pour lui, c'est pas la faute de l'assemblée nationale. Ça concerne l'ECC et la CENCO, et les autres confessions religieuses. Il a insisté sur le fait que les élections auront lieu et nous nous préparons pour ça", renchérit notre source.

À l'issue de ces échanges, Jean-Marc Kabund et les députés de l'Union Sacrée de la Nation ont convenu de tenir chaque mois des réunions afin de faire l'évaluation de leurs activités au sein de l'assemblée nationale.

Ils sont aussi tombés d'accord sur la nécessité de créer une coordination de l'Union Sacrée de la Nation, qui aura pour rôle l'organisation permanente de la majorité parlementaire avec des groupes d'études et stratégies afin d'enrichir les propositions des lois, le contrôle parlementaire et préserver l'unité entre membres de l'Union sacrée.

Jephté Kitsita