Claude Misare : "Même si le ministre Kibassa sollicitait l'intervention de ses ancêtres pour justifier la légalité de RAM, il ne convaincra pas le peuple"

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Le député national Claude Misare, auteur de la question orale avec débat relative au Registre des Appareils Mobiles (RAM), se dit non satisfait des réponses du ministre Kibassa Maliba après sa réplique le mercredi 13 octobre 2021 à l’assemblée nationale.

Selon ce député membre de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), même si on accordait d’autres délais au ministre Kibassa, il ne parviendra jamais à justifier la légalité de cette rémunération des prestations de l'ARPTC.

« Je confirme devant cette auguste Assemblée plénière que sur ce dossier RAM, même si on lui accordait un autre délai supplémentaire d’une année, il ne réunirait pas les moyens de défense pour convaincre la population victime. Même si le ministre Augustin Kibassa sollicitait l’intervention de tous ses ancêtres de Kafira dans le territoire de Kasenga pour qu’ils viennent l’aider à justifier la légalité de cette taxe, il ne convaincra pas le peuple congolais », a estimé l’auteur de cette question.

A en croire Claude Misare, en facturant l’enregistrement du numéro IMEI, l’ARPTC (Autorité de Régulation des postes et Télécommunications) s’éloigne de sa mission de protéger les intérêts des consommateurs telle que prescrite à l’article 3 de la loi n°014/2002 du 16 octobre 2002 portant création de l’ARPTC.

« Il est important de signaler que dès lors qu’un IMEI est enregistré une fois dans le Registre des Appareils Mobiles, il y demeure pour toute la durée de vie de l’appareil, le numéro est unique et ne peut jamais changer. Il est donc anormal et illogique d’enregistrer chaque année un seul appareil dont les informations restent invariables. Et d’ailleurs, l’enregistrement devrait se faire gratuitement », a-t-il ajouté.

Malgré les réponses apportées par le ministre (des PT-NTIC), le député Misare estime que le peuple congolais n’a pas besoin du Wi-Fi, il estime qu'il a besoin du pain, des routes, de bonnes écoles et de la sécurité dans l’Est du pays. 

Moise Dianyishayi