RDC : Le maire de Lubumbashi suspendu quelques jours après la répression "brutale" de la marche pro-Ngoy Mulunda

7SUR7

Robert Lubaba Buluma, maire de la ville de Lubumbashi est suspendu de ses fonctions par le vice-premier ministre de l'intérieur, sécurité et affaires coutumières, Daniel Aselo, quelques jours après la répression "brutale" de la marche organisée par le parti l'Alliance des Forces pour le Bien-être des Congolais (AFBC) de Néné Nkulu.

D'après le télégramme envoyé au maire de Lubumbashi ce lundi 24 janvier 2022 et dont une copie est consultée par 7SUR7.CD, Daniel Aselo Okito Koy reproche à Robert Lubaba Buluma d'avoir donner des "ordres confus" au sujet de la marche organisée récemment dans son entité.

"Vous saluer et vous informer pour avoir, de manière délibérée, donner des ordres confus au sujet d'une marche à l'initiative d'un acteur politique, situation qui a crée des difficultés aux forces de défense et de sécurité pour assurer l'ordre public. Vous êtes suspendu de vos fonctions de maire de la ville de Lubumbashi", lit-on dans cette correspondance.

Par ailleurs, la même source indique que le maire doit se rendre à Kinshasa dans les 48 heures pour explication et que le gouverneur Jacques Kyabula doit exécuter cette mesure.

Contacté par 7SUR7.CD ce soir, le maire Robert Buluma affirme qu'il n'a pas encore reçu la notification du vice-premier ministre de l'intérieur et sécurité.

Pour rappel, le maire Robert Lubaba Buluma avait déclaré le mardi 18 janvier dernier à 7SUR7.CD qu'il avait annulé son autorisation de la marche organisée par l'AFBC de Néné Nkulu pour des raisons sécuritaires.

"J'ai annulé cette marche, j'ai annulé cette autorisation pour des raisons sécuritaires. Ils ne devraient pas être ici parce que cette autorisation a été annulée. Je suis le représentant du numéro 1 de la province du Haut-Katanga dans la ville de Lubumbashi", avait-il martelé.

Cette marche étouffée par les éléments de la Police Nationale Congolaise avait fait une cinquantaine de blessés et des interpellations dans le camp des manifestants qui réclamaient la libération de Daniel Ngoy Mulunda de la prison.

Patient Lukusa, à Lubumbashi