Nord-Kivu : L'armée accuse le M23 de recruter des jeunes pour renforcer ses rangs en violation des recommandations de Nairobi

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L'armée congolaise a rejetté en bloc toutes les accusations formulées contre elle dans un communiqué des rebelles du M23 du jeudi 12 mai 2022.

Dans sa réaction faite le samedi 14 mai 2022, dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD, le secteur opérationnel Sokola 2 Nord-Kivu accuse par contre la rébellion du M23 de violer les clauses du conclave de Nairobi, dont le cessez-le-feu exigé par les chefs d'État de la sous-région. 

Par ailleurs, les Forces armées de la République démocratique du Congo affirment que le M23 continue les recrutements des jeunes dans le Rutshuru (Nord-Kivu) à qui il promet du travail, pour les Congolais, ou la nationalité congolaise, pour les étrangers.

« Contrairement à ce qu'il affirme, le mouvement du M23 n'a jamais respecté les recommandations du conclave des chefs d'État tenu à Nairobi qui l'obligeaient de se retirer et de rentrer dans sa position initiale d'avant le 25 mars 2022. Il continue d'occuper les collines de Chanzu et Runyonyi au mépris des conclusions du conclave. Ce mouvement a violé le cessez-le-feu à plusieurs reprises en attaquant les positions FARDC. Ce mouvement continue à renforcer ses rangs par le recrutement, la formation des jeunes en leur promettant du travail, grade et nationalité congolaise », écrit l'armée congolaise.

Dans le même document, les FARDC pointent du doigt la milice de se livrer à des exactions de tout genre sur la population, entre autres la vandalisation des églises catholiques de Jomba, le viol des femmes et filles mineures, le vol des bétails, etc.

À noter que dans son communiqué du 12 mai, le M23 a accusé l'armée congolaise de préparer des attaques contre ses positions. Il affirme même que les FARDC tenteraient de s'allier aux autres milices locales pour lancer ces offensives.

Isaac Kisatiro, à Butembo

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