RDC - Imbroglio à l’Ogefrem : Voici les véritables instructions du Chef de l’Etat au Ministre Chérubin Okende (tribune)

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Lors de la réunion du Conseil des Ministres du vendredi 17 juin 2022, une DÉCISION du Chef de l’Etat concernant la situation qui prévaut à l’OGEFREM avait été lue par le Ministre de la Communication et médias, Patrick MUYAYA, dans son compte-rendu à la population. Mais ce message du Président de la République, Félix -Antoine Tshisekedi Tshilombo, a paru peu clair voire illogique dans sa conclusion, au point de susciter la confusion dans l’opinion quant à son interprétation mais surtout quant à son application. 

Après analyse, tout le 
monde comprend que le Chef de l’Etat ne peut jamais conférer son pouvoir de nomination à un Ministre; surtout pas à celui qu’il désavoue en plein Conseil des Ministres, en lui reprochant l’insubordination et d'être un fauteur des troubles dans des entreprises sous sa tutelle, notamment l’OGEFREM. 

Le Ministre Patrick MUYAYA, qui a fait le compte-rendu, a voulu épargner une humiliation publique à son collègue et ami Chérubin OKENDE, mais s’y est mal pris. 

Voici l’instruction claire que le Chef de l’Etat avait donné à ce sujet au ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement et qui vaut Ordonnance :

- Rapporter l’arrêté 00013/CAB/MIN/TVCD/ 2022 du 05/04/2022 portant suspension du DG ai ;

- Rapporter l’arrêté 00014/CAB/MIN/TVCD/ 2022 du 05/04/2022 portant désignation des intérimaires (mettre fin au régime illégal d’intérim de l’intérim) ;

- Réhabiliter sans délai le DG a.i suspendu. 
Une information vérifiable et vérifiée auprès de tous les services attitrés.

Le monde entier qui avait à l'époque suivi à la télévision le Ministre des Transports Okende se battre bec et ongles pour faire "respecter les instructions du Chef de l’Etat" au sujet de la réintégration des agents licenciés en 2017 pour détournement, ne tarderait certainement pas à exécuter les instructions de son Chef qu’il obéirait au doigt et à l’œil. 

En attendant, une mise en garde sévère est faite à l’endroit de l’intérimaire de l’intérimaire déchu Lem’s KAMWANYA, qui continue à poser des actes de gestion comme dans une république bananière. Il embauche des nouvelles unités et signe des engagements financiers au nom et pour le compte de l’entreprise alors qu’il n’en a plus qualité. La plupart des opérations seraient antidatées, nous renseignent des sources dignes de foi au sein de l'OGEFREM et qui indiquent par ailleurs que "c'est peine perdue car tous ces actes seront bientôt annulés". 

Pour un grand nombre d'agents et cadres, "Il est grand temps que les services s’investissent pour enquêter sur les aventures de KAMWANYA dont certaines pourraient faire l’objet des poursuites judiciaires. 
Pas étonnant vu qu’il a eu maille à partir tour à tour pour des faits de gestion avec MATATA PONYO, Justin KALUMBA et José MAKILA. 

Voilà que c’est le Chef de l’Etat lui-même cette fois-ci qui ne veut plus  de Lem’s KAMWANYA qui compterait 14 militaires commis à sa garde, hormis les éléments de la police. 

Il sied de signaler que le Chef de l’Etat a agi conformément aux pouvoirs de décision lui reconnus par l’article 9 du Décret No 13/056 du 13 décembre 2013 portant statuts des mandataires publics dans les Établissements publics, en son chapitre 2ème relatif à la suspension, qui stipule que : "En attendant la DÉCISION du Président de la République, le Mandataire Public suspendu bénéficie, s’il est Mandataire Public actif, de ses avantages sociaux, tels que définis à l’article 12, points 1, 3,4,5, et 6 du présent Décret… »
"La décision du Président de la République réhabilitant le Directeur Général Ad intérim suspendu a été prise et prononcée. Les choses ne peuvent donc pas être plus claires", martèle un juriste contacté par nos soins.

CP