Haut-Katanga : Après analyse, il ressort que l'eau de la rivière Kibunduka rejetée par la SOMIKA "n'est pas polluée", (Mise au point)

Photo 7SUR7.CD

Les eaux de la rivière Kibunduka dans le territoire de Kipushi rejetées par la Société minière du Katanga (SOMIKA) « n'est pas polluée » comme l'on mentionné récemment la plateforme des organisations de la société civile œuvrant dans la décentralisation et les finances en République démocratique du Congo.

Dans une journée porte-ouverte organisée le mardi 28 juin 2022 au sein cette entreprise en présence des membres du Cadre de concertation de la société civile locale, des experts et des journalistes, de nouveaux échantillons des eaux ont été prélevés et emmenés au laboratoire pour confirmer ou infirmer les faits. 

Selon le consultant Emery Kasongo, professeur à l'Université de Lubumbashi qui a interprété les résultats du laboratoire, la teneur de différents métaux dont le cuivre, le cobalt, le plomb et le nickel est inférieure par rapport aux normes de la République démocratique du Congo voire de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ce qui prouve, a-t-il poursuivi, que les eaux de la rivière Kibunduka « ne sont pas polluées ».

Pollution des eaux au Haut-Katanga

« Au regard de ces résultats que vous pouvez aussi interpréter ailleurs, nous pouvons nous permettre de dire que les échantillons prélevés lors de notre visite prouvent que l'eau n'est pas polluée. En conclusion, l'eau n'est pas polluée. Aucun élément n'a franchi le seuil tolérable prévu par la loi de notre pays. Nous voulons souligner que toutes les parties prenantes à cette visite ont été représentées au labo lors des analyses et par conséquent, la fiche manuscrite de résultat a été contresignée par chaque témoin », a rassuré Emery Kasongo.

De son côté, Patrick Barum Sensele, directeur des ressources humaines de la SOMIKA a précisé qu'il n'est pas surpris des résultats des analyses des échantillons. Il a martelé que l'exploitation minière nécessite des analyses régulières à tout moment.

SOMIKA

« Pour ce qui concerne les analyses, les techniciens, les experts les ont interprété mais quant à nous, cela n'est pas une surpris parce que cela relève de notre tâche de routine. C'est-à-dire l'exploitation minière nécessite un monitoring constant et régulier. Donc ce sont les résultats que nous avons déjà parce que quand il faut faire l'exaure, normalement nous sommes sensés prélevés les échantillons en amont et même en aval pour arriver à conduire l'exploitation. Nous sommes vraiment là pour la population. Cela veut dire que la communauté de Kibunduka, de Zakeo et de Inakiluba, c'est notre population et nous faisons partie de cette population », a-t-il rassuré. 

Il sied de noter que les membres du Cadre de concertation de la société civile locale ont appelé les autres structures de la société civile à travailler avec professionnalisme pour éviter de créer des problèmes dans la société. 

Ce mercredi, le ministre provincial des Mines dans le Haut-Katanga va aussi effectuer une visite dans le même site de SOMIKA pour une autre analyse des eaux qui proviennent de cette entreprise.

Patient Lukusa, à Lubumbashi

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