Kongo-Central : Le personnel judiciaire outillé sur les techniques d'investigation pour détecter et réprimer les cas de traite des personnes 

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Dans la cité frontalière de Lufu, territoire de Songololo au Kongo-Central, l'Agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes (APLTP) a clôturé le mardi 28 juin 2022 la deuxième session de l'atelier de formation sur les enquêtes et investigation en matière de traite des personnes en RDC. 

Les participants à cette session étaient des acteurs de première ligne dans la chaîne pénale. Il s'agit principalement des magistrats du parquet et des officiers de police judiciaire.

D'après l'un des formateurs, le personnel judiciaire de première ligne de cette partie du Kongo-Central a été outillé en techniques d'investigation pour détecter et réprimer les cas de traite des personnes.

"L'intérêt de cette formation pour l'APLTP est de renforcer les capacités des enquêteurs qui sont les officiers de police judiciaire et les magistrats du parquet sur la question de traite des personnes. Etant suffisamment renforcés, ces enquêteurs seront en mesure de réprimer la traite des personnes sur base des lois qui existent en attendant que le projet de loi qui est en discussion au niveau du parlement soit adopté", a déclaré Franck Mbuka, qui est l'un des responsables de la commission enquêtes et investigation de l'APLTP.

En appliquant les lois existantes, les personnes formées sont désormais capables d'inquiéter les pratiquants de cette criminalité après cette formation.

"Il s'agit de découvrir les dispositions légales qui sont applicables actuellement en cette matière qui est une criminalité transnationale (...). L'objectif est qu'ils puissent être à même de pouvoir détecter ce phénomène et de poursuivre les bourreaux", a ajouté Pami Mayala, expert de l'APLTP qui a clôturé cette session.

Ayant pris part à cette formation, le commissaire Kabongo Seso Panda, commandant du 2e commissariat de Mbanza-Ngungu, a appelé la population à collaborer avec la police pour permettre la répression de cette forme de criminalité. 

"Nous demandons à la population de collaborer avec la police que nous sommes. Sans les dénonciations de la population, nous ne pouvons donc rien faire. Il y a des choses qui se passent à la cité et que nous ne pouvons pas découvrir de nous-mêmes. Si la population dénonce, peut être nous découvrirons des cas de traite des personnes ici à la frontière de Lufu", a-t-il déclaré à la presse.

Signalons que cette session de Lufu intervient après celle qui a eu lieu à Matadi le week-end dernier et la 1ère session qui s'est déroulée à Kinshasa au mois de mai dernier. Les équipes de formation de l'APLTP devront circuler dans toutes les provinces pour faire le même travail.

Bienfait Luganywa