Lancés jeudi 4 mai dernier, les travaux du colloque sur les pratiques du journalisme à l'ère du numérique initié par le Laboratoire de Recherches en Sciences de l'Information et de la Communication (LARSICOM) et l'Association des Médias en ligne de la RDC (MILRDC), se sont poursuivis ce vendredi 5 mai au Centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa.
Placés sous le thème « Le journalisme sous l'emprise des écrans multiples, sociologie compréhensive et analyse des pratiques d'une profession en mutation », ces travaux ont pour but, à en croire les organisateurs, de contribuer à la production des connaissances scientifiques et pratiques sur les questions d'information et de communication.
Ils visent spécifiquement à :
- Favoriser les échanges entre les chercheurs et professionnels (des médias et de la communication) autour des pratiques et normes relatives au journalisme à l'heure d'internet,
- Faciliter la diffusion des résultats des recherches et la circulation des savoirs sur le journalisme numérique,
- Instituer un cadre des rencontres entre théoriciens et praticiens dans le domaine des SIC.
Au cours de cette deuxième journée, les réflexions ont essentiellement porté sur 12 thématiques réparties en 3 panels, notamment :
- Les nouveaux gourous de l'espace médiatique congolais. Approche compréhensive des mutations professionnelles et leurs incidences sur les pratiques journalistiques, par le professeur Jean-Claude Likosi,
- Les caméras mal cadrées : vers la revisitation de l'agenda sitting, Madeleine Mbongo Mpasi,
- Le coupage aux frais de diffusion : itinéraire d'une pratique journalistique controversée, par le professeur Madimba Kadima-Nzuzi,
- Pour une éthique et une déontologie propre ou spécifique au Webjournalisme, par François-Xavier Budim'bani Yambu,
- Les pratiques journalistiques émergeantes. Lecture critique des productions d'actualité politique sur twitter, par Rigobert Mukendi.
- De l'écran traditionnel aux écrans du numérique : quid sur l'appropriation des innovations technologiques par les journalistes Kinois, par Deborah Mangili.

À l'issue de chacun des panels s'en est suivi un moment d'échange et de débat autour de ces différentes interventions dans le but d'avoir les réflexions de tous les participants, scientifiques et professionnels des médias, présents à cette rencontre.
Notons que plusieurs autres panels sont prévus dans le cadre de ce colloque qui va jusqu'au samedi. Il est également prévu l'intervention du ministre de la communication et médias Patrick Muyaya, qui va quant à lui aborder la question des fakenews, deepfake et factcheking.
Christian Dimanyayi