Lubero : La rouverture des écoles à Njiapanda prévue lundi après 40 jours de paralysie due à l’activisme des ADF

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Après une interruption forcée de plus d'un mois et demi causée par l'insécurité, le chemin de l'école redevient une réalité dans la sous-division de Njiapanda (territoire de Lubero). La reprise officielle des cours a été fixée au lundi 5 janvier 2026, marquant la fin d'une période de 45 jours d'inactivité scolaire suite aux incursions des rebelles d’Allied democratic forces (ADF).

Cette réouverture est le fruit d'une concertation tenue le mardi 30 décembre 2025. Cette rencontre a réuni les autorités locales de la chefferie des Baswagha et du secteur de Bapere, les syndicats d'enseignants, la société civile ainsi que les partenaires éducatifs.

S'appuyant sur les garanties sécuritaires fournies par les forces armées, Macaire Sivikunulwa, chef du secteur Bapere, a précisé les modalités de cette reprise d’activités scolaires.

« On vient de décider de la reprise des cours sur l'axe Njiapanda pour le 05 janvier 2026. L'armée nous a rassuré qu'il n'y a plus de problèmes dans la zone. Cette reprise concerne toutes les écoles primaire et secondaire de la région. Nous venons de recommander à la sous-division de pouvoir convoquer une réunion technique pour qu'avant le 05 janvier qu'il ait un calendrier de rattrapage, car on vient de perdre plus de 45 jours sans cours », a-t-il déclaré.

De son côté, le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) exhorte la communauté éducative à se mobiliser pour sauver l'année scolaire. Nasson Mayani, secrétaire permanent du SYECO dans la sous-division de Njiapanda, a lancé un appel aux professionnels de la craie pour la reprise des cours.

« Que les enseignants qui sont en déplacement affûtent les armes, car le 05 janvier 2026, nous devons reprendre les activités », a-t-il mobilisé.

Pour rappel, le secteur éducatif était à l'arrêt dans plusieurs villages de Baswagha et Bapere depuis l'attaque sanglante des ADF à Byambwe, laissant des milliers d'élèves hors des salles de classe pendant plus d'un mois.

Bantou Kapanza Son, à Beni