Retrait du M23 d’Uvira : Human Rights Watch enquête sur des informations de meurtres de civils

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L’ONG Human Rights Watch (HRW) a annoncé l’ouverture d’une enquête sur des informations faisant état de meurtres de civils, en particulier au sein de la communauté Banyamulenge, après le retrait des rebelles du M23 de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu.

Dans un rapport publié ce mercredi 21 janvier 2026, HRW affirme avoir recueilli des témoignages et des éléments crédibles faisant état d’une détérioration rapide de la situation sécuritaire depuis le départ du M23. L’organisation redoute que les civils restés sur place soient exposés aux violences des milices Wazalendo, accusées de multiples exactions dans la région.

« La simple présence des forces congolaises ne suffira pas à protéger les civils si les milices responsables d’abus continuent d’être tolérées », a déclaré Clémentine de Montjoye, chercheuse principale sur la région des Grands Lacs à Human Rights Watch. Elle appelle les autorités congolaises à agir rapidement pour rétablir la sécurité et garantir la protection de toutes les communautés.

Selon HRW, des pillages massifs de maisons, de commerces, d'églises et de bâtiments publics ont été documentés après le retrait du M23. Des sources locales évoquent également des blessés et des disparitions, tandis que l’ONG poursuit ses vérifications sur des cas présumés de meurtres de civils.

Face à cette situation, Human Rights Watch recommande le déploiement de forces de sécurité formées et encadrées, la fin des activités des milices incontrôlées et l’ouverture d’enquêtes judiciaires contre les auteurs d’exactions.
L’organisation appelle enfin la communauté internationale à renforcer l’aide humanitaire et à soutenir les efforts visant à assurer la protection des civils dans cette zone en crise.


Roberto Tshahe