Au centre commercial de Komanda, situé à environ 75 kilomètres à l'ouest de la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri, des femmes et des enfants en âge scolaire sont de plus en plus exposés à l'insécurité dans l'objectif de s'approvisionner en eau potable, surtout pendant cette période de la saison sèche.
Des points d'eau n'ayant pas une production quantitative durant cette période sèche incitent des femmes à se réveiller dans les premières heures matinales afin d'avoir de l'eau pouvant leur servir à subvenir aux besoins familiers.
"Dans mon quartier, pour s'approvisionner en eau potable, il faut se réveiller à deux heures, voire trois heures du matin car sans cette démarche il est difficile d'avoir de l'eau. Parfois nous laissons nos petits-enfants à la maison sans savoir les risques qui peuvent leur arriver après notre départ", a laissé entendre une femme, interrogée par 7SUR7.CD à Komanda-Centre.
Marqués par une situation sécuritaire intenable et regorgeant de détenteurs illégaux d'armes, des civils sont davantage exposés face à cette pénurie.
"Nous avons plusieurs groupes armés locaux ici et tout peut arriver à une personne vu le temps où nous nous réveillons seulement pour chercher de l'eau car sans cette démarche il faut partir au-delà de 7 kilomètres pour puiser facilement de l'eau", a souligné une autre femme retrouvée tôt le matin de retour d'un point d'eau.
Dans un entretien accordé à 7SUR7.CD et exploité ce samedi 31 janvier 2026, Issa Mulinda, responsable des affaires hydriques dans la zone de santé de Komanda, appelle le gouvernement congolais et ses partenaires humanitaires à augmenter le nombre de points d'eau, vu le surpeuplement de la population locale à Komanda.
"Le centre commercial de Komanda a connu un surpeuplement de la population après le phénomène de l'insécurité dans des agglomérations environnantes. Cet aspect est primordial dans ce phénomène, mais également nous sommes dans une période de sécheresse", a-t-il mentionné.
Face à ce défi sanitaire, plusieurs familles sont au stade actuel contraintes de se ravitailler en eau non potable, exposant ces dernières à des maladies hydriques.
Joël Losinu, à Komanda