Conflit au Moyen-Orient : aucune victime congolaise enregistrée (Judith Suminwa)

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Aucune victime congolaise n’a été enregistrée dans les pays touchés par les récents affrontements au Moyen-Orient, a annoncé la Première ministre lors du dernier Conseil des ministres, selon le compte rendu du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.


Le gouvernement congolais suit la situation sécuritaire «avec attention et préoccupation » à travers le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, a souligné la cheffe du gouvernement. Une attention particulière est accordée aux ressortissants congolais présents dans la région, qu’ils soient résidents ou visiteurs pour des raisons professionnelles, commerciales ou personnelles.

« L’évolution de la situation sécuritaire au Moyen-Orient est marquée par une série d’incidents violents et des échanges de tirs dans plusieurs pays de la région. Selon les informations transmises par nos missions diplomatiques, aucune victime congolaise n’a été signalée », a déclaré la Première ministre, rassurant ainsi les familles et la communauté congolaise à l’étranger.

Elle a précisé que l’incertitude demeure en raison des restrictions imposées dans plusieurs pays, notamment la fermeture partielle ou totale de certains espaces aériens, rendant toute opération d’évacuation complexe.

Certaines autorités locales ont également instauré des mesures de restriction des déplacements et de mise à l’abri des populations civiles pour limiter leur exposition aux risques d’attaques.

Dans ce contexte, la Première ministre a instruit le ministre d’État en charge des Affaires étrangères de recueillir tous les renseignements relatifs aux ressortissants congolais présents au Moyen-Orient et d’évaluer les capacités des missions diplomatiques congolaises sur place.


Elle a également demandé la formulation de recommandations sur les modalités d’assistance renforcée pour permettre aux autorités congolaises de réagir de manière appropriée selon l’évolution de la situation.

La région du Moyen-Orient connaît depuis fin février une escalade majeure des tensions après des frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël contre des sites militaires en Iran. En réponse, l’Iran a riposté en tirant des missiles et des drones sur Israël et sur des bases américaines et alliées dans la région, entraînant une série d’échanges militaires et de frappes croisées entre plusieurs acteurs.

Cette crise s’est rapidement étendue, avec des frappes ou des impacts signalés dans jusqu’à 16 pays du Moyen-Orient, dont des États du Golfe comme le Qatar, les Émirats arabes unis, la Turquie et Chypre, ainsi que des mouvements d’évacuation et des perturbations du trafic aérien.

L’ampleur de ces affrontements a provoqué des perturbations sécuritaires, humanitaires et économiques dans la région, affectant les populations civiles, les chaînes logistiques et les infrastructures essentielles, tout en suscitant de fortes inquiétudes quant à un élargissement du conflit.

Merveil Molo