Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), des organisations de défense des droits des femmes, l’organisation « Sauvons la corporation médicale» (SCM-ONG), ainsi que des internautes ont fustigé des violences corporelles attribuées au docteur David Balanganayi sur une patiente dans une salle d’accouchement à l’hôpital général de référence de Kinkole, à Kinshasa.
À en croire les images qui auraient été filmées sur ordre dudit médecin, ce dernier n’aurait pas coopéré avec sa patiente, qui devait subir une suture post-partum, lui infligeant des coups avec un instrument médical malgré l’état qu’elle présentait.
L’ONG SCM s’est exprimée à travers un communiqué publié à la suite de ces actes, évoquant des violations des règles déontologiques.
« De tels agissements constituent une violation flagrante du code de déontologie médicale, notamment en ce qui concerne : le respect de la dignité humaine : le médecin doit soigner avec la même conscience toute personne, quelles que soient ses réactions ; l’interdiction de toute violence : l’intégrité physique du patient est sacrée ; le devoir d’humanité : la douleur et l’agitation d’une accouchée ne sauraient justifier en aucun cas le recours à la force ou à des sévices corporels », lit-on dans le communiqué de cette organisation, signé par son coordonnateur principal, le Dr Felly Bakandi Mbula.
Au-delà de la corporation, des personnalités politiques se sont saisies de la question, à l’exemple de la sénatrice Néfertiti Ngudianza. Elle dénonce le silence, la légèreté collective et appelle à une radiation.
La première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, a elle aussi condamné ces faits.
« Je plaide personnellement auprès des autorités concernées, notamment dans les secteurs de la santé, de la justice et des droits humains, afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire, que la victime bénéficie d’une prise en charge appropriée, que les responsabilités soient établies et qu’une réponse rapide, rigoureuse et exemplaire soit apportée. Justice doit être rendue », a-t-elle écrit sur son compte X.
L’ONG Leadership des femmes des médias est, elle aussi, montée au créneau pour dénoncer cette atteinte à la dignité d’une femme, posée en plein mois de mars, appelant à ce que justice soit rendue à la victime.
Le président du CSAC, Christian Bosembe, a, en revanche, fustigé la circulation du contenu. Il a précisé que les équipes de cette instance de régulation des médias sont à pied d’œuvre pour en identifier l’auteur.
« Celui qui filme, expose et diffuse de telles images porte une responsabilité directe et devra répondre », s’est-il exprimé via les réseaux sociaux.
Des internautes, de leur côté, ont également dénoncé le comportement du médecin et appelé à des sanctions sévères.
Christel Insiwe