Nord-Kivu : à Butembo, des inspecteurs annoncent le boycott de la supervision des examens nationaux À Butembo, dans la province éducationnelle Nord-Kivu II, le Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) a officialisé sa décisi

Image
Image

À Butembo, dans la province éducationnelle Nord-Kivu II, le Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) a officialisé sa décision de suspendre sa participation aux épreuves certificatives de la session 2026. Cette position a été adoptée à l'issue d'une assemblée générale extraordinaire tenue ce lundi 27 avril, visant à évaluer les engagements pris par le gouvernement congolais.

Dans un mémorandum transmis à la ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, les 102 inspecteurs présents ont exprimé leur déception. Ils pointent du doigt plusieurs griefs, dont une répartition jugée discriminatoire de la prime pour fonctions spéciales ; le non-paiement de plus de la moitié (51 %) des indemnités liées à la session 2025 ; l'absence de garanties financières pour le bon déroulement de la session actuelle.

Ces inspecteurs soulignent également les risques sécuritaires et les difficultés logistiques propres à la province éducationnelle Nord-Kivu II.

“Alors que les examinateurs non payés lors de la session passée expriment à juste titre leur réticence à prester pour la session 2026, nous insistons sur le fait que la crédibilité, la sécurité des épreuves reposent sur l'engagement total des intervenants et, soyez-en sûrs, un personnel démotivé, indécemment payé ou non pris en charge ne saurait garantir l'intégrité, la transparence et la sécurité des examens d'État d'une institution nationale. Ainsi, à l'absence de mesures urgentes et concrètes, nous sommes au regret de vous faire part de notre décision de boycotter sans procès l'accompagnement de l'ex-État, du TENASOSP de l'ENAFEP session 2026”, a restitué le secrétaire du SYNIECO, Kakule Kombi Samuel, qui a porté la voix du syndicat devant les autorités urbaines de Butembo.

Malgré ce mot d'ordre, le syndicat se dit prêt à reprendre le travail dès que les fonds seront débloqués, même en urgence. Ces inspecteurs appellent à la responsabilité de la ministre pour préserver l'avenir scolaire de milliers de candidats dans cette région meurtrie, encore que l'ENAFEP doit débuter le lundi 4 mai prochain.

Joel Kaseso, à Butembo