Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont mis en déroute, samedi 6 juin 2026, des bandes armées qui ont attaqué le village de Kikoti, dans le territoire de Bulungu, province du Kwilu. Lors de cette incursion, plusieurs biens de la population ont été pillés et quelques habitations incendiées, semant la panique parmi les habitants.
Selon le capitaine Antony Mualushayi Mbombo, directeur de la communication et de l’information de la 11e région militaire, les assaillants appartiennent à deux groupes de malfaiteurs armés dirigés par des individus identifiés sous les noms de Nzembe et Ezoka. Ce dernier est le frère de Karaba, actuellement détenu à la prison de Kikwit pour des faits similaires.
D’après la même source, ces bandes sont composées majoritairement de jeunes âgés de 16 à 30 ans. Elles auraient fusionné deux mouvements dénommés « Monde Arabe » et « Américains » afin de renforcer leur capacité opérationnelle et de faire face à quelques policiers affectés au sous-commissariat local, rapidement débordés par l’ampleur de l’attaque.
Informé de la situation, le commandant de la 11e région militaire, le général de brigade Richard Moyo Rabbi, a aussitôt dépêché une patrouille militaire dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 juin 2026 afin de rétablir l’ordre dans cette partie de la province du Kwilu.
L’intervention des FARDC a permis de repousser les assaillants et de rétablir le calme dans la localité. Grâce à cette opération, la population a pu passer la nuit sans craindre de nouvelles attaques.
«Ces groupes armés opèrent généralement à l’aide d’armes de type calibre 12 et de machettes. Les opérations de traque se poursuivront jusqu’au démantèlement complet de ces bandes et au rétablissement durable de la sécurité dans la zone », ont précisé les autorités militaires.
Par ailleurs, l’armée appelle les parents, les agents de police ainsi que les chefs de quartiers dont les enfants participent à ces actes criminels à assumer leurs responsabilités et à les ramener à la raison.
Les FARDC préviennent, en outre, que toute personne qui favorise ou couvre les activités de ces groupes armés s’expose à des poursuites judiciaires pour complicité.
Chançard Sindani, à Kenge