Vodacom Congo a rendu public, pour la première fois, la 4è édition de son rapport environnemental, social et de gouvernance (ESG), lors d’un forum organisé à Kinshasa, marquant une nouvelle étape dans la démarche de l’entreprise, qui affirme mesurer son impact ESG en République démocratique du Congo depuis plus de 10 ans.
À travers cette publication, Vodacom Congo a mis en lumière ses actions en matière de connectivité, d’inclusion financière, d’autonomisation, d’environnement et de gouvernance, tout en appelant à davantage de partenariats pour accroître son impact.
Dans son mot d’ouverture, Patricia Katshabala, responsable des Relations extérieures de Vodacom Congo, a notamment insisté sur le caractère structurel de la démarche ESG au sein de l’entreprise. Rappelant que la publication de ce rapport ne constitue pas le lancement d’une nouvelle politique, mais plutôt une volonté de rendre public un travail engagé depuis plusieurs années.
« C’est vraiment un moment qui va rester marqué dans le calendrier de Vodacom parce que c’est la première fois que nous rendons public notre rapport ESG à travers un événement comme celui-ci. Mais ce n’est pas la première fois que nous traquons les indicateurs ESG. Cela fait plus de 10 ans que nous mesurons notre impact en matière sociale, économique, environnementale et de gouvernance ici en RDC. La compilation du rapport n’a pas été facile, il y a eu beaucoup de défis, mais nous sommes heureux d’avoir instauré, depuis quatre ans maintenant, un reporting régulier », a-t-elle indiqué.
Pour Patricia Katshabala, l’ESG ne saurait donc être réduit à une tendance suivie par les entreprises. Il constitue, selon elle, une composante de l’identité même de Vodacom Congo et de son rapport avec la société.
« Certains diront que c’est parce que c’est la mode, que c’est la tendance, que toutes les entreprises parlent d’ESG et que Vodacom se retrouve dedans. Mais pour nous, cela fait partie de notre ADN. C’est vraiment notre raison d’être. Au-delà de la connectivité, pour Vodacom Congo, c’est tout ce que nous englobons dans le contrat social : l’environnement, le social et la gouvernance. C’est là où nous nous distinguons de ceux qui ont suivi l’effet boulele de neige et l’effet de mode et qui, aujourd’hui, se retrouvent en train de faire des actions assez isolées, que ce soit pour l’environnement, le social ou la gouvernance », a-t-elle déclaré.
Le rapport met notamment en avant plus de 26 millions de Congolais connectés grâce au réseau de Vodacom Congo, ainsi que la contribution de M-Pesa à l’inclusion financière, y compris dans des zones où l’accès aux services financiers demeure limité.
Sur le plan environnemental, l’entreprise souligne également les efforts réalisés en matière de réduction de la consommation énergétique, de diminution de l’empreinte carbone et de recyclage des déchets. La gouvernance éthique et la sécurité au travail figurent également parmi les axes majeurs de la démarche, Vodacom Congo faisant notamment état d’une année sans fatalité et de sa dixième certification consécutive Top Employer.
Les échanges ont également permis de mettre en lumière plusieurs initiatives de la Fondation Vodacom, notamment dans l’autonomisation des femmes et des personnes vivant avec un handicap, avec l’un des programmes présentés, « Je suis Cap » (je suis capable ), qui vise à dépasser les modèles d’assistance ponctuelle en permettant aux bénéficiaires de développer leurs propres capacités et activités économiques.

Environ 1.600 femmes ont ainsi été formées et accompagnées à travers des kits et des fonds de commerce. Selon les chiffres présentés, ces bénéficiaires ont réalisé près de 33 millions de dollars de transactions en 2 ans, pour un investissement initial de 250.000 dollars. La Fondation prévoit par ailleurs de poursuivre cette initiative avec 1.500 nouvelles femmes, dans l’objectif d’élargir davantage son impact.
Le partenariat comme levier de changement d’échelle
Pour les responsables de Vodacom Congo, l’un des principaux enseignements de cette expérience réside dans la nécessité de renforcer les collaborations entre les différents acteurs.
Cette vision s’étend notamment aux programmes d’éducation numérique, à l’accompagnement des communautés vulnérables et aux initiatives environnementales. L’exemple des classes numériques, dont la portée a été élargie grâce à un partenariat permettant également d’intervenir sur les infrastructures scolaires, a été cité comme illustration de cette approche.
Roliane Yulu, responsable de la Fondation Vodacom, a présenté les partenariats comme une condition essentielle pour permettre à ces initiatives de changer d’échelle. Elle a précisé que la Fondation recherchait prioritairement des partenaires partageant ses domaines d’intervention, notamment l’éducation, la santé, l’inclusion et les réponses d’urgence.
« Nous voulons aller loin, nous voulons passer à l’échelle. Mais pour passer à l’échelle, seuls, nous ne pourrons rien faire. Nous ne pouvons pas aujourd’hui arriver à transformer la RDC seuls. Nous pensons que c’est l’heure de passer par des partenariats », a-t-elle expliqué.
Et d’ajouter : « Nous voulons vraiment travailler avec des partenaires qui travaillent également dans ces secteurs. Nous voudrions que tous ceux qui entendront mon message arrivent à dire qu’ils peuvent compter sur nous, qu’ils peuvent venir avec la Fondation Vodacom pour faire plus grand, pour impacter un maximum de communautés et de personnes. Parce que seuls, nous n’arriverons pas à développer toute notre communauté. Nous avons besoin de plus de partenaires, des entreprises qui travaillent dans ces domaines et qui se retrouvent justement dans l’ESG pour que nous arrivions vraiment à aller plus loin. »

La dimension environnementale occupe également une place importante dans la vision présentée. Vodacom Congo entend notamment poursuivre ses initiatives liées à l’économie circulaire, avec l’ambition de transformer les déchets plastiques, électriques et électroniques en nouvelles ressources.
À l’horizon 2030, l’entreprise ambitionne de devenir une entreprise technologique entièrement guidée par sa mission et de faire de l’ESG sa « boussole ». Dans cette perspective, son succès ne devrait plus être mesuré uniquement par le nombre de clients ou d’utilisateurs, mais également par le nombre d’emplois créés, d’entrepreneurs accompagnés, de personnes incluses et de vies transformées.
En publiant ce quatrième rapport ESG, Vodacom Congo entend ainsi renforcer la transparence autour de ses engagements et ouvrir un espace de dialogue avec ses différentes parties prenantes.
Grâce Kenye