La Division provinciale de la santé du Sud-Ubangi dément avoir bloqué le dossier d'une centaine de médecins grévistes affectés depuis 2023 dans différentes zones de santé de cette province.
Elle s'insurge en faux contre les allégations selon lesquelles elle aurait refusé de reconnaître cette catégorie des prestataires sanitaires. L'institution précitée dit agir plutôt en conformité avec le moratoire du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique qui interdit depuis 2022 l'affectation des agents dits « des nouvelles unités » au sein de la Fonction publique.
Un des responsables de cette institution, qui requiert l'anonymat joint par 7SUR7.CD ce dimanche 20 septembre 2026, renseigne que la DPS n'est pas responsable de la situation actuelle de ces médecins grévistes. Il leur demande de bien lire la correspondance du ministre provincial de la santé qui leur avait donné accès d'aller travailler dans les zones de santé.
« Conformément aux différentes correspondances que nous détenons, il a été demandé au chef de division provinciale de la santé de recevoir tout agent ou cadre détenant l'arrêté du gouverneur, la notification du ministre provincial et mise en service ou sans mise en service du médecin chef de zone. Selon les instructions des autorités, cette catégorie des agents devrait être prise en compte pour la régularisation prioritaire dès que le moratoire sera levé », fait-il savoir.
Pour rappel, plus de 100 médecins affectés depuis 2023 dans différentes zones de santé du Sud-Ubangi suite à l'arrêté du Gouverneur sont en grève. Ils accusent la Division provinciale de la Santé de ne pas les reconnaître alors qu'ils sont en train de travailler dans les hôpitaux et centres de santé. Faux, rétorque la DPS qui évoque notamment le moratoire portant mesure d'interdiction d'affecter des nouvelles unités dans la fonction publique et la lettre du Secrétaire général de la santé sur l'observance stricte dudit moratoire.
César Augustin Mokano Zawa, à Gemena