Des désaveux, reniements et nouvelles alliances attendus, plusieurs zones de turbulences à craindre, mais l’atterrissage en douceur passe par l’observance stricte de l’article 220 de la Constitution
Au regard du décor planté au courant de l’année 2015 sur le plan politique en République démocratique du Congo (RDC), 2016 s’annonce riche en évènements. Cette année essentiellement électorale sera, visiblement, très mouvementée dès ses débuts, plusieurs zones de turbulences étant attendues.
Et si l’on n’y prend garde, la République démocratique du Congo risque de connaître un crash terrible.
Politique
Déjà les deux leaders s’étaient exprimé sur la violation ou non de la constitution.
Beaucoup d’encre et de salive ont coulé sous le pont depuis que la lettre du G7 fait vibrer la classe politique congolaise. Des réactions fusent de toute part. Certains principalement ceux de la majorité présidentielle, condamnent l’acte posé par les leaders du G7.
Par conséquent, ils devraient quitter le gouvernement et les autres institutions de la République.
Pour avoir énervé l’article 110 de la Constitution, les « vilipendeurs » du 67 se sont, eux aussi auto-exclus. Par conséquent, ils devraient quitter le gouvernement et les autres institutions de la République.
Christophe Lutundula n’est pas un électron libre dans sa fronde avec ses partenaires du G7 contre la Majorité Présidentielle.
Les partis politiques extra- parlementaires de la Majorité Présidentielle sont montés, à leur tour, au créneau, hier mardi 22 septembre 2015 au chapiteau de la Foire internationale de Kinshasa, pour condamner l’attitude affichée par les sept signataires de la lettre contre le chef de l’Etat.
Investi en mai 2012 par l’Assemblée Nationale et remanié, pour la première fois, au mois de décembre 2014, le gouvernement Matata s’achemine, inexorablement, vers un nouveau remaniement ou, pour ne pas choquer les esprits, « réaménagement technique ».
Mais, à Kinshasa, le porte-parole du parti d’Etienne Tshisekedi déclare ne pas reconnaître le Conclave de Bruxelles.
Ce n’est pas seulement le Majorité présidentielle qui est contrainte d’affronter sa fronde politique avec les membres du groupe de sept partis exclus dit " G7 ". Grâce à un effet particulier de contagion comme certaines maladies redoutées par les humains, une autre fronde se signale au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social cher à Etienne Tshisekedi wa Mulumba.
Ça tire de tous les côtés. Ca va dans tous les sens. Des déclarations, des communiqués, des prises de position se croisent. C’est cela l’onde de choc de l’exclusion du G7. La perspective inéluctable de redistribution des cartes n’est pas faite pour arrêter le ballet de réactions. Il y a de quoi… Réaménagement voire remaniement du Gouvernement, renouvellement partiel peut-être même total du bureau de deux chambres, nomination des commissaires spéciaux pour les nouvelles provinces, portefeuille… Des maroquins et strapontins qui font saliver.
Le ministre provincial des Finances de l’ex-Katanga, Christian Mwando, a déposé sa démission lundi au gouverneur Moïse Katumbi. Ce cadre de l’Unadef adhère à la ligne de son parti membre du G7, la plate-forme politique des signataires d’une lettre ouverte à Kabila exclus de la Majorité Présidentielle. A Mbandaka, deux ministres provinciaux et deux conseillers, membres du PDC et du MSR, ont également démissionné pour les mêmes raisons.
«Par élégance politique, lorsqu’on ne fait plus partie d’une majorité, il faut libérer son poste. Nous devons cultiver dorénavant la culture de la démission.
Le gouverneur de l’ex-Kasaï-Oriental Alphonse Ngoyi Kasanji a organisé mardi 22 septembre une marche de soutien au président Joseph Kabila, Autorité morale de la Majorité présidentielle.