Journée internationale de la fistule obstétricale : L'UNFPA rappelle l’ambition mondiale d’éliminer la fistule d’ici 2030 (Déclaration de la directrice exécutive)

Publié sam 23/05/2020 - 09:38
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Déclaration de la Directrice Exécutive de l’UNFPA Dr. Natalia Kanem a l’occasion de 

la journée Internationale de l’Elimination de la Fistule Obstétricale, 23 Mai 2020.

En novembre dernier, le monde s'est réuni à Nairobi pour célébrer les énormes progrès réalisés au cours des 25 dernières années dans la promotion de la santé et des droits des femmes et des filles. 

Avec un profond sentiment d'urgence, de vision et d'espoir, les dirigeants du monde entier - des présidents aux simple citoyens, des réfugiés aux royautés, des jeunes militants aux PDG - se sont engagés à accélérer les actions pour garantir la santé et les droits sexuels et reproductifs pour tous.

À peine six mois plus tard, cet engagement est mis à l'épreuve comme jamais auparavant. Alors que les systèmes de santé ont du mal à répondre à COVID-19, la pandémie devrait peser lourd sur la santé maternelle et néonatale. 

Déjà, la crise aggrave les obstacles économiques, sociaux et logistiques auxquels les femmes et les filles doivent faire face pour accéder aux services de santé sexuelle et reproductifs. Même lorsque les services sont disponibles et accessibles, la peur, la désinformation et la stigmatisation liées à COVID-19 dissuadent certaines femmes enceintes de recourir aux soins obstétricaux.

L'absence de traitement médical en temps opportun entraînera certainement une 
augmentation spectaculaire de la fistule obstétricale, une blessure grave à l'accouchement résultant d'un travail prolongé et obstrué. Les femmes et les filles pauvres des zones rurales sont particulièrement menacées. 

L'incidence disproportionnée parmi les pauvres de cette maladie débilitante et parfois mortelle est le reflet des inégalités sociales et économiques et de la jouissance inégale du droit à la santé, y compris la santé sexuelle et génésique. Même pendant des meilleurs temps, elles sont plus susceptibles de ne pas avoir accès à du personnel de santé qualifié. Le mariage des enfants et la maternité précoce sont parmi d'autres facteurs contributifs.

Alors que la fistule obstétricale a été pratiquement éliminée dans les pays développés, des centaines de milliers de femmes et de filles dans le monde en développement vivent toujours avec cette condition débilitante.

En tant que lead de la Campagne mondiale pour l'élimination des fistules obstétricale, l'UNFPA apport des fonds et un soutien aux programmes de prévention, de traitement et de réinsertion sociale des femmes guérit de la fistule obstétricale. 

Depuis 2003, nous avons permis à plus de 113 000 femmes de subir une chirurgie réparatrice de la fistule obstétricale. Cependant, nous devrons accélérer les efforts si nous voulons réaliser notre ambition mondiale de mettre fin à la fistule d'ici 2030, la date butoir pour les objectifs de développement durable.

À cette fin, la réponse à la pandémie de COVID-19 doit garantir la prestation des services essentiels de santé sexuelle et génésique, y compris les services de sage-femme et les soins obstétricaux d'urgence. En cette Journée internationale pour l'élimination de la fistule, la mémoire du feu Dr Catherine Hamlin, décédée en mars de cette année, est encore très vive.

Elle a consacré la majeure partie de sa longue vie à traiter les femmes et les filles 
atteintes de fistule obstétricale, mettant accent non seulement sur les blessures 
physiques, mais également sur les cicatrices créées par la stigmatisation et la discrimination.

Son organisation caritative, Hamlin Fistula Ethiopia, a apporté de l’espoir et la guérison aux milliers femmes et des filles, sensibilisé le monde à la fistule obstétricale et encouragé des efforts novateurs pour y mettre fin.

Travaillons en mémoire du Dr Hamlin pour réaliser son rêve de toujours et notre aspiration de longue date à éliminer cette condition évitable.

Ce faisant, nous contribuerons à protéger la santé et les droits humains des femmes et des filles les plus pauvres et les plus vulnérables.