RDC : L’UDPS et le PPRD ne rendent pas compte à leurs militants ou électeurs (Rapports Ebuteli/GEC)

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Le groupe d'étude sur le Congo (GEC) et l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence (Ebuteli) ont publié le mercredi 30 novembre 2022, deux rapports sur l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD).

« Né au pouvoir : 20 ans du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (2002-2022) », est l'intitulé du rapport sur la formation politique fondée par l'ex-président président de la République, Joseph Kabila. Le titre du rapport sur le parti présidentiel est : « UDPS, yoka base : la difficile quête d’une structure en pyramide inversée ».

Ces deux études font état du manque de redevabilité de ces partis envers leurs bases respectives entravant la démocratie interne et la capacité des membres à tenir leurs dirigeants responsables de différentes actions engageant leurs formations politiques. 

Selon ces rapports, les grandes décisions de ces partis politiques se sont toujours concentrées autour de leurs leaders notamment Étienne Tshisekedi à son temps et Joseph Kabila.

« Étant un parti né au pouvoir, et autour du pouvoir de Joseph Kabila, le PPRD a toujours peiné à trouver une existence en dehors de son initiateur. C'est ainsi qu'aujourd'hui, sans le pouvoir et apparemment sans liens idéologiques solides, le parti de l'ancien président semble perdre son importance sur la scène politique congolaise », a expliqué Joshua Walker, auteur principal de l'un des rapports.

Ces deux rapports ont aussi évoqué les différentes réformes dans l'évolution de l'UDPS montrant comment elles ont transformé cette formation politique en « un véritable parti des cadres et comment Étienne Tshisekedi est devenu l'autorité morale du parti ». 

Par ailleurs, Ebuteli et GEC recommandent 3 réformes majeures pour accroître la performance des partis politiques en RDC. Il s'agit de :

- Une modification de la loi électorale pour réduire le nombre des partis ;

- La mise en oeuvre des lois redevables à des élites non responsables ;

- L'articulation des programmes politiques clairs et réalistes par les acteurs politiques, et des meilleures institutions au sein des partis politiques pour les rendre plus responsables devant les électeurs.

Christel Insiwe