Lors du dernier conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a chargé le ministre de l'Emploi et du Travail, en collaboration avec l'Inspection générale des Finances (IGF), de mettre en place un mécanisme de contrôle régulier pour décourager les abus et de faire respecter la réglementation du travail.
C'est dans cette optique que le député national, Patrick Eshiba, a remercié le chef de l'État, Félix Tshisekedi, « d'avoir pris à bras le corps » la situation des travailleurs Congolais, qui, selon lui, s'inscrit dans sa vision axée sur le leitmotiv du « peuple d'abord ».
« Nous remercions le président de la République Démocratique du Congo, son excellence Félix Tshisekedi Tshilombo, d'avoir pris à bras le corps la situation des travailleurs congolais en général et des engagés en particulier », a déclaré l'élu de la Tshangu.
Auteur de deux propositions de loi visant l'assainissement et l'amélioration des conditions de vie des travailleurs Congolais, en particulier ceux engagés de manière précaire, le député Eshiba a demandé au président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, d'accélérer le processus d'examen de ces propositions afin d'améliorer le bien-être des Congolais.
«Il y a un mois, nous avions proposé deux lois visant l'assainissement et l'amélioration des conditions de vie des travailleurs Congolais en général et des engagés en particulier. C'est l'occasion pour nous de demander au bureau de l'Assemblée nationale d'accélérer les démarches afin que ces deux propositions de loi puissent être examinées et enrichies au sein de notre chambre. Nous ne pouvons pas parler de bien-être social tant que les conditions de travail ne répondent pas favorablement aux attentes de notre population », a-t-il sollicité auprès du speaker de la chambre basse du parlement congolais.
Dans cet ordre d'idée, il a appelé la population congolaise, particulièrement sa base de la Tshangu, à réitérer sa confiance envers les autorités congolaises pour l'amélioration de leur condition de vie.
«À notre population, nous vous demandons de rester calme, de continuer à faire confiance aux autorités établies et de savoir que les institutions prennent en compte avec beaucoup de sérieux tout ce qui va dans le sens de l'amélioration des conditions de vie des Congolais », a-t-il indiqué avant de conclure : « C'est un engagement, nous allons nous battre jusqu'à ce que cela devienne effectif».
Le président congolais Félix Tshisekedi s'inquiète des conditions de travail des employés locaux chez des expatriés (Indo-Pakistanais, Chinois, Libanais, etc.). Il a dénoncé vendredi dernier au conseil des ministres, l'absence de contrats, bulletins de paie, prise en charge médicale et salaires bas.
Raphaël Kwazi