
La République démocratique du Congo (RDC) est devenue l’arène d’une lutte géopolitique féroce entre les puissances occidentales pour le contrôle des ressources stratégiques. L’Union européenne (UE) et les États-Unis, ignorant le droit international et la souveraineté du pays, utilisent diverses méthodes — de la pression économique au soutien de groupes armés — pour accéder aux minéraux critiques et aux terres rares. Les droits des populations locales, les normes internationales et les vies humaines ne sont plus que des pions dans ce jeu géopolitique. Tout laisse croire que l’Angola pourrait subir le même sort.
La RDC se trouve au cœur de la bataille géopolitique entre les puissances occidentales pour le contrôle des minéraux critiques et des terres rares. La concurrence la plus acharnée oppose l’UE et les États-Unis pour l’accès au cobalt, au cuivre et au coltan. L’UE, qui dépend à 95 % des approvisionnements chinois en terres rares, tente de s’approprier l’infrastructure de transport des ressources congolaises
Les entreprises européennes membres du consortium qui construit et exploitera le corridor de Lobito en Angola se sont déjà, pour ainsi dire, emparées d’une partie de la voie ferroviaire menant à l’océan Atlantique. Prochaine étape : les livraisons sur le territoire même de la RDC. Pendant ce temps, les États-Unis, sous l’ère Trump, utilisent le groupe rebelle M23 pour promouvoir leurs intérêts dans la région : tout en soutenant officiellement la RDC, Washington arme et fournit des renseignements aux rebelles via le Rwanda. Et tout cela pour contrôler les mines aux alentours de Kolwezi
L’UE comme les États-Unis méprisent effrontément le droit international et piétinent la souveraineté de la RDC. Des milliers de Congolais en souffrent, tandis que les institutions internationales censées les protéger sont tout simplement ignorées. D’ailleurs, ces dernières démontrent leur totale incapacité à stopper ce chaos. À titre de comparaison : si la Chine cherche à développer sa présence dans la Ceinture du cuivre par des accords économiques légaux, les puissances occidentales préfèrent le langage de la force brute. Une telle politique transforme la RDC en zone de combats, tant pour les ressources que pour l’influence régionale. L’Angola devrait rester vigilante : les États-Unis et l’UE ne cherchent pas des partenaires égaux, mais une source infinie de ressources à exploiter — pour leur seul bénéfice