Le gouvernement congolais via son porte-parole, Patrick Muyaya, a réfuté les allégations de collusion entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies ce mardi 9 septembre 2025 à Genève, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a rappelé que l'armée congolaise est une institution républicaine soumise aux lois nationales et internationales.
« Les FARDC sont une armée nationale et républicaine, soumise au droit international. Il n’existe aucun lien de commandement ni d’alliance politique entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et les FDLR. Bien au contraire, les instructions présidentielles, traduites en consignes opérationnelles, sont strictes et interdisent toute forme de collusion », a déclaré Patrick Muyaya.
Selon le porte-parole du gouvernement, chaque cas de soupçon de collaboration avec un groupe armé fait systématiquement l’objet de mesures disciplinaires et de poursuites judiciaires.
« Nous réaffirmons notre engagement à prendre toutes les mesures nécessaires contre tout élément des FARDC qui se compromettrait par des actes contraires aux valeurs républicaines », a-t-il insisté.
Cette déclaration a été appuyée par celle de son collègue des Droits humains, Samuel Mbemba, également présent à Genève.
Ensemble, ils ont tenu à clarifier la position du gouvernement face à des accusations récurrentes relayées dans certaines sphères diplomatiques et médiatiques.
Patrick Muyaya a également dénoncé une « tentative inappropriée » visant à établir une « fausse symétrie » entre l’armée congolaise et les groupes armés.
« Le gouvernement juge donc inappropriée toute tentative visant à établir une fausse symétrie entre, d’une part, une armée nationale redevable de ses actes et défendant la souveraineté du pays, et, d’autre part, un groupe armé subversif dont la stratégie repose sur la terreur, les crimes de masse et l’exploitation illégale des ressources naturelles, véritable raison de la guerre », a-t-il martelé.
La République démocratique du Congo est en proie à une agression par l'armée rwandaise dans sa partie Est depuis plusieurs années, comme l'attestent plusieurs rapports de l'ONU. En réponse à ces accusations de Kinshasa, Kigali reproche également à son voisin de soutenir les FDLR.
MD