Haut-Katanga : l’UNPC dénonce l’enlèvement d'un cameraman

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L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section du Katanga, a dénoncé l’enlèvement de Stéphane Shisso, cameraman et professionnel des médias basé à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.

Dans un communiqué publié ce mardi 06 janvier 2026 et dont la copie est parvenue à 7SUR7.CD, Marianne Mujing Yav, présidente a.i. de cette organisation professionnelle des journalistes et 2ᵉ vice-présidente nationale explique que le cameraman aurait été interpellé puis détenu dans des conditions jugées irrégulières avant d’être transféré vers Kinshasa, sans que sa famille ni ses confrères ne soient informés des raisons de cette privation de liberté.

« L’Union nationale de la presse du Congo dénonce l’enlèvement dont est victime le cameraman Stéphane Shisso, professionnel des médias détenu clandestinement au camp militaire de Kimbeimbe; puis transféré à Kinshasa sans aucune assistance », lit-on dans ce document.

Cette situation suscite une vive inquiétude au sein de la corporation journalistique, qui redoute une atteinte grave aux droits fondamentaux des professionnels des médias. Pour le comité sectionnaire de l’UNPC/Katanga, cet enlèvement constitue une violation flagrante de la liberté de la presse, pourtant garantie par la Constitution de la République démocratique du Congo. L’organisation dénonce également une atteinte aux droits humains.

L’UNPC/Katanga souligne que Stéphane Shisso serait détenu par la Garde républicaine sans avoir été informé des motifs de son arrestation.

« Stéphane Shisso est détenu par la Garde républicaine (GR) sans connaître le motif pour lequel il a été enlevé comme un vulgaire », déplore l’UNPC/Katanga.

Face à cette situation jugée préoccupante, l’UNPC/Katanga exige la libération immédiate et sans condition du cameraman.

L’UNPC/Katanga affirme par ailleurs que les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cet enlèvement et d’obtenir le respect des droits de ce professionnel des médias.

Patient Lukusa, à Lubumbashi